À la clôture de la DRC Mining Week 2026 à Lubumbashi, le secrétaire général aux Mines, Jacques Ramazani Lutuba, a plaidé pour la transformation locale des ressources minières. L’objectif est de capter plus de valeur ajoutée au profit de l’économie congolaise.
La République démocratique du Congo doit aller au-delà de l’extraction minière pour transformer davantage ses ressources sur son propre sol. C’est le message porté par Jacques Ramazani Lutuba, secrétaire général aux Mines, vendredi à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, lors de la clôture de la DRC Mining Week 2026.
Selon l’Agence congolaise de presse, le secrétaire général aux Mines estime que la transformation locale des minerais doit devenir un levier de développement durable. Pour lui, l’enjeu est de permettre au pays de capter une plus grande part de la valeur créée par ses ressources, au lieu de rester principalement dans l’exportation des matières premières.
Cette orientation rejoint un débat récurrent dans le secteur minier congolais. La RDC produit des minerais stratégiques pour l’économie mondiale, notamment le cuivre et le cobalt, mais une partie importante de la valeur industrielle se crée encore en dehors du pays. La transformation locale peut donc soutenir l’emploi, élargir la base industrielle et renforcer les recettes publiques, à condition d’être accompagnée par l’énergie, les infrastructures et un cadre d’investissement stable.
Transformer les minerais pour élargir l’économie nationale
Jacques Ramazani Lutuba a indiqué que les recommandations issues de la DRC Mining Week 2026 devraient renforcer les initiatives déjà engagées pour faire du secteur minier un accélérateur de l’économie nationale. Les retombées attendues concernent plusieurs secteurs, dont l’énergie, les infrastructures, les services financiers, le transport et les télécommunications.
Cette approche traduit une priorité économique claire : faire des mines un moteur de diversification. Pour un pays comme la RDC, la diversification signifie réduire la dépendance à la simple vente des minerais bruts et développer des activités complémentaires autour de l’industrie minière. Cela peut inclure la sous-traitance locale, la logistique, les services bancaires, la maintenance industrielle, la formation technique et les unités de transformation.
Mais cette ambition reste liée à plusieurs conditions. Sans électricité stable, les usines de transformation coûtent plus cher à exploiter. Sans routes, chemins de fer et corridors logistiques fiables, les entreprises perdent en compétitivité. Sans sécurité juridique, les investisseurs hésitent à engager des capitaux lourds dans des projets industriels de long terme.
La DRC Mining Week 2026 était placée sous le thème de la transition de la RDC, d’un acteur local vers une plaque tournante mondiale pour les minerais critiques. Pour que cette ambition dépasse les déclarations, les résolutions annoncées devront se traduire par des projets industriels mesurables, des emplois qualifiés et une meilleure intégration des entreprises congolaises dans la chaîne de valeur minière.
— M. KOSI









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