La République démocratique du Congo a profité des réunions de l’Union africaine des télécommunications tenues du 16 au 24 juillet 2026 à Abuja pour défendre sa candidature au Conseil de l’UIT. Le scrutin se déroulera en novembre à Doha, où 13 sièges sont réservés aux pays africains.
La RDC intensifie sa campagne diplomatique pour intégrer le Conseil de l’Union internationale des télécommunications durant le prochain mandat. À Abuja, la délégation congolaise a sollicité l’appui des États africains réunis autour des orientations continentales en matière de connectivité et de gouvernance numérique.
Les réunions préparatoires ont commencé le 16 juillet, tandis que la septième Conférence des plénipotentiaires de l’Union africaine des télécommunications s’est tenue les 23 et 24 juillet. Les ministres, régulateurs et opérateurs présents ont notamment examiné la stratégie institutionnelle et financière de l’organisation ainsi que les positions africaines à défendre lors des prochaines échéances internationales.
La délégation congolaise était conduite par le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda Kabangu, avec la participation de Christian Katende, président du Collège de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo, ainsi que des experts du secteur.
Seize candidatures africaines pour 13 sièges
À Abuja, Christian Katende a présenté les arguments de la RDC en faveur de son élection au Conseil de l’UIT. Cette instance examine les politiques, les programmes et le fonctionnement de l’organisation entre deux conférences de plénipotentiaires.
L’élection aura lieu pendant la Conférence des plénipotentiaires de l’UIT prévue du 9 au 27 novembre 2026 à Doha, au Qatar. La Région D, qui correspond à l’Afrique, dispose de 13 sièges au sein du Conseil.
La liste officielle publiée par l’UIT recense 16 pays africains candidats pour ces 13 places. Outre la RDC, elle comprend notamment l’Algérie, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, le Ghana, le Kenya, le Maroc, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, l’Afrique du Sud et l’Ouganda. Trois candidats africains ne seront donc pas élus, ce qui impose à Kinshasa de consolider ses soutiens avant le scrutin.
La participation à la conférence d’Abuja n’accorde ainsi aucun siège automatique à la RDC. Elle constitue une étape de plaidoyer dans une compétition qui sera tranchée par les États membres de l’UIT en novembre.
L’Afrique prépare ses priorités numériques
Les travaux de la conférence ont porté sur la connectivité universelle, le financement de l’Union africaine des télécommunications et la coordination des positions africaines. L’ordre du jour comprenait également l’adoption de la Déclaration d’Abuja, l’élection des membres du Conseil administratif de l’organisation et l’examen de ses orientations pour le prochain cycle.
Selon l’ARPTC, les experts congolais ont participé aux commissions consacrées au plan stratégique et financier, à l’ajustement des contributions budgétaires des États membres et au renforcement des partenariats avec les acteurs privés des télécommunications.
Ces orientations rejoignent l’ambition « DRC Digital Nation 2030 », qui prévoit notamment l’interconnexion des 26 provinces, l’élargissement de l’accès à une connectivité abordable, le développement des services publics numériques et le renforcement de la cybersécurité.
La portée diplomatique de la mission congolaise sera toutefois mesurée lors du vote de Doha. L’obtention d’un siège dépendra du nombre de soutiens que la RDC parviendra à réunir parmi les États membres avant novembre 2026.
— Peter MOYI









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