spot_img

Numérisation des données géologiques : La RDC veut mieux cerner ses réserves en cobalt, lithium et cuivre

Partager

La République démocratique du Congo accélère son virage vers la transparence et la modernisation des données minières. Vendredi 25 juillet 2025, les responsables du Cadastre Minier (CAMI), du Service Géologique National du Congo (SGN-C) et la société américaine Kobold Metals ont signé un accord stratégique inédit à Kinshasa. Objectif : digitaliser les archives géoscientifiques congolaises, notamment celles conservées depuis des décennies au Musée Royal d’Afrique Centrale à Bruxelles, en Belgique.

Cette initiative ambitieuse vise à cartographier de façon détaillée et interactive le sous-sol congolais. Un tel projet permettra de mieux cerner la richesse réelle du territoire national en minerais précieux et stratégiques tels que le cobalt, le lithium ou encore le cuivre. Pourquoi une telle démarche maintenant ? La RDC entend profiter pleinement de ses ressources naturelles tout en garantissant une exploitation respectueuse des normes environnementales et éthiques. La numérisation rendra les données facilement accessibles aux chercheurs, investisseurs et au grand public, une avancée notable pour la transparence dans un secteur souvent pointé du doigt pour son opacité.

CAMI

Selon Benjamin Katabuka, Administrateur général de Kobold Metals, cité en marge de la cérémonie : « Cette numérisation est une avancée décisive pour attirer des investisseurs sérieux et engagés. Nous voulons encourager des partenariats qui respectent à la fois l’environnement et les populations locales. »

À travers cet accord, le CAMI et le SGN-C souhaitent également actualiser leurs systèmes d’information, aujourd’hui en grande partie manuels ou fragmentés, pour les rendre conformes aux standards internationaux. Un responsable du Cadastre Minier explique d’ailleurs que l’accès libre et digital aux archives géologiques permettra aux entreprises minières de réduire significativement les risques liés à l’exploration, souvent coûteuse et incertaine.

Les premiers résultats concrets du projet pourraient voir le jour dès la fin de l’année 2025. Ce calendrier serré témoigne de la volonté forte des autorités congolaises d’accélérer la valorisation scientifique et économique des ressources minières nationales.

En misant sur la digitalisation de son patrimoine géologique, la RDC espère enfin changer durablement la perception souvent négative associée à l’exploitation minière dans le pays. Une étape essentielle pour attirer les capitaux étrangers tout en garantissant une gestion plus équitable et responsable des richesses naturelles congolaises.

— Peter MOYI

En savoir +

A la Une