La République démocratique du Congo a lancé, ce lundi 5 octobre, le Programme de Cartographie Géophysique Aéroportée et Géologique (PC2G-RDC), une initiative destinée à améliorer la connaissance scientifique du sous-sol congolais et à orienter les futures activités d’exploration minière.
D’une durée de 36 mois, le programme prévoit la mobilisation de huit aéronefs pour effectuer des relevés géophysiques à travers plusieurs provinces du pays. Les opérations porteront notamment sur les données magnétiques, radiométriques, gravimétriques et électromagnétiques.
Une cartographie pour mieux connaître le potentiel minier
La coordination technique du PC2G-RDC est assurée par le Service géologique national du Congo (SGN-C), sous la tutelle du ministère des Mines. Le financement est pris en charge par le Fonds minier pour les générations futures (FOMIN), tandis que l’exécution des travaux a été confiée à la firme espagnole Xcalibur Multiphysics Group SL.
Il sied de signaler que les premières zones ciblées comprennent progressivement le Kongo Central, le Kwango, le Kwilu, le Grand Kasaï et le Grand Katanga.
Les données recueillies seront ensuite traitées et interprétées avant d’être complétées par des travaux géologiques de terrain. L’objectif est de disposer d’informations scientifiques plus précises sur la structure et le potentiel du sous-sol congolais.
A en croire les autorités congolaises, cette démarche doit notamment contribuer à réduire les incertitudes liées à l’exploration, à améliorer la prise de décision publique et à fournir aux investisseurs une meilleure visibilité sur les opportunités géologiques du pays.
Dans son speech, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a présenté cette campagne comme un investissement stratégique dans la connaissance du patrimoine minier national.
« Nous investissons aujourd’hui dans la connaissance pour réduire demain le coût, le risque et le temps nécessaires à l’exploration », a-t-il déclaré.
Le programme prévoit également un volet consacré au transfert de compétences et à la formation des géologues, chercheurs, techniciens et étudiants congolais.
Pour le ministre, cette meilleure connaissance du sous-sol doit permettre à l’État de mieux cerner son patrimoine, aux investisseurs d’évaluer plus précisément les opportunités et au pays de préparer la valorisation de ses ressources dans une perspective de création de valeur et d’emplois.
« Mieux connaître pour mieux décider, mieux explorer pour mieux valoriser, mieux valoriser pour créer davantage de valeur et d’emplois », a résumé Louis Watum Kabamba.
À travers le PC2G-RDC, le gouvernement entend ainsi renforcer la connaissance scientifique du territoire, soutenir l’exploration minière et développer l’expertise nationale dans le domaine géologique.
La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence notamment du vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Shabani Lukoo, de l’ambassadrice d’Espagne en RDC et de plusieurs autres personnalités.
Eldad B.









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