RDC, 192 millions USD à trouver pour financer le deuxième recensement de la population

Partager

Le gouvernement évalue à 192 millions USD le coût total du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2), présenté lors du 76ᵉ Conseil des ministres, selon un communiqué consulté par la rédaction. Une table ronde de financement est annoncée pour le 20 mars.

Le ministre d’État en charge du Plan, Guylain Nyembo, explique que cette enveloppe pèse lourd dans le contexte budgétaire actuel. L’enjeu est de réunir l’argent nécessaire pour mener toutes les étapes du recensement, depuis la préparation jusqu’à la production des résultats.

Le ministre précise aussi qu’il existe un gap de financement, c’est-à-dire une part du budget qui n’est pas encore couverte. Pour combler ce manque, le financement dépend de la mobilisation de ressources additionnelles, notamment auprès des partenaires techniques et financiers.

Un fonds unique pour centraliser les contributions et accélérer le processus

Pour éviter la dispersion des appuis, le gouvernement retient l’option d’un « basket fund ». Concrètement, il s’agit d’un fonds unique destiné à recevoir toutes les contributions et à financer uniquement les activités du RGPH2. L’objectif est de rendre le financement plus lisible et plus facile à piloter, en regroupant les ressources au même endroit.

Dans ce cadre, Guylain Nyembo a informé le Conseil des ministres de l’organisation d’une table ronde sur le financement du recensement. Cette rencontre doit permettre un dialogue de haut niveau entre le gouvernement et les parties prenantes afin d’obtenir, de manière coordonnée, des financements additionnels pour les opérations du RGPH2.

Le ministre indique que le processus s’accélère afin de doter la RDC de statistiques démographiques actualisées, nécessaires à la planification du développement socio-économique. Il cite l’appui technique du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), et estime que la table ronde prévue le 20 mars doit aider à recueillir des engagements financiers fermes des partenaires techniques et financiers, tout en renforçant l’appropriation nationale du projet.

— M. KOSI

En savoir +

A la Une