La République démocratique du Congo veut mieux aligner sa production agricole sur les exigences des marchés internationaux. Une réunion technique réunissant le ministère de l’Agriculture et celui du Commerce extérieur s’est tenue mercredi 9 septembre 2026 à Kinshasa, avec pour objectif de renforcer la cohérence entre les politiques agricoles, commerciales et les opportunités d’exportation offertes à la RDC.
La rencontre a réuni le ministre d’État en charge de l’Agriculture, Muhindo Nzangi Butondo, et le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, ainsi que plusieurs services spécialisés, dont l’Office national des produits agricoles du Congo (ONAPAC), l’Office congolais de contrôle (OCC), l’Agence nationale de promotion des exportations (ANAPEX) et le Service national des semences.
Au cœur des échanges : la capacité de la RDC à produire suffisamment et selon les standards requis pour répondre à la demande des marchés étrangers. Les participants ont notamment examiné les opportunités liées aux préférences commerciales accordées par plusieurs partenaires, notamment les États-Unis à travers l’AGOA, le Royaume-Uni, la Chine et l’Union européenne.
Pour le marché européen, une attention particulière a été accordée au système REX (Registered Exporter System), qui permet aux exportateurs enregistrés d’auto-certifier l’origine de leurs marchandises, afin de faciliter les procédures commerciales.
Par ailleurs, la réunion a également mis en évidence la nécessité de lever les obstacles qui pourraient empêcher les producteurs congolais de transformer les débouchés internationaux en exportations effectives.
Plusieurs priorités ont ainsi été retenues : l’actualisation des exigences d’accès aux marchés internationaux, le respect des normes de qualité, la structuration des circuits d’approvisionnement, l’accès aux semences améliorées ainsi que la délivrance des certificats phytosanitaires.
« Produire est indispensable, et trouver des marchés internationaux est crucial », a souligné Julien Paluku sur X, estimant toutefois que sans cohérence administrative et technique, les opportunités commerciales risquent de rester théoriques et les récoltes de ne pas trouver preneur à temps.
Pour assurer un meilleur suivi, les deux ministères ont convenu de mettre en place une réunion technique bimensuelle regroupant les différents services impliqués dans la chaîne, depuis la production agricole jusqu’à l’accès aux marchés internationaux.
Une évaluation interministérielle trimestrielle est également prévue afin de mesurer les résultats des actions engagées et leur impact sur les producteurs et l’économie nationale.
Le ministère du Commerce extérieur entend, pour sa part, renforcer l’information des opérateurs économiques. Il prévoit notamment de publier sur le Portail d’Information Commerciale (PIC) les exigences et réglementations applicables sur les différents marchés internationaux.
Cette plateforme, accessible à l’adresse rdc.tradeportal.org, est actuellement en cours de développement et alimentée progressivement.
À travers cette démarche, le gouvernement entend rapprocher davantage la production agricole congolaise des marchés extérieurs et donner davantage de contenu à la stratégie de diversification de l’économie, notamment à travers la valorisation du potentiel agricole du pays.
Eldad B.









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