RDC–Angola : l’importation d’électricité actée pour sécuriser la production minière

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Sakombi

Kinshasa, 14 octobre — Le gouvernement congolais valide une solution de transition : importer de l’électricité d’Angola pour combler le manque d’énergie qui freine les activités minières au Lualaba et au Haut-Katanga, où plusieurs sites ne tournent qu’à 20 % de leur capacité. Montant annoncé pour la ligne de transport dédiée : 1,5 milliard USD.

Une mesure d’urgence raccordée à une stratégie de long terme

Le ministre des Ressources hydrauliques et électricité, Aimé Molendo Sakombi, insiste sur le caractère temporaire du dispositif. « L’importation temporaire d’électricité de l’Angola est une mesure de transition, pas un aveu d’échec », écrit-il sur X. Le message vise à rassurer le secteur : le Grand Inga demeure l’axe central de la montée en puissance énergétique du pays, tandis que les interconnexions régionales absorbent l’urgence et réduisent les pertes de production actuelles. « Inga reste le pilier, mais les interconnexions régionales nous permettent de répondre à l’urgence tout en renforçant nos capacités nationales, y compris le Grand Inga », souligne le ministre.

La concrétisation passe par un protocole d’accord signé à Washington, en marge du Forum économique USA–RDC, entre la RDC et la société Hydro-Link. L’objet porte sur la construction d’une ligne de transport destinée à acheminer vers la RDC une partie du surplus angolais, avec comme cibles prioritaires les opérateurs miniers et industriels. Hydro-Link a, au préalable, conclu un accord avec le gouvernement angolais pour organiser l’exportation du volume disponible.

L’exécutif rattache cette opération au PAG, pilier 5, qui vise l’accès de la population aux services de base en eau et en électricité. À court terme, l’option angolaise doit relever la disponibilité sur les nœuds miniers, soutenir les recettes d’exportation et limiter les arrêts coûteux. À moyen terme, la montée de capacité nationale reste l’objectif : production, transport, distribution, avec Inga comme levier structurant et des liaisons régionales pour sécuriser l’équilibre offre–demande.

Le calendrier opérationnel n’est pas détaillé à ce stade. La priorité affichée est de stabiliser l’alimentation des sites stratégiques afin de préserver l’activité, l’emploi et les recettes fiscales liées au secteur.

— M. KOSI

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