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RDC : comment le président Tshisekedi veut briser la dépendance aux exportations de matières premières

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Last updated: novembre 4, 2024 9:46 am
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il y a 2 ans
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traitement des minerais
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Lors du 23ᵉ sommet des chefs d’État et de gouvernement du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), tenu le 31 octobre 2024 à Bujumbura, la question de la transformation des ressources africaines a été au cœur des échanges. Le président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Antoine Tshisekedi, a plaidé avec conviction pour que le continent abandonne son rôle de simple fournisseur de matières premières au profit d’une transformation locale accrue, qui pourrait devenir un pilier de croissance économique.

Contents
RDC : un potentiel minier et agricole pour impulser une dynamique régionaleVers une intégration régionale pour renforcer la sécurité alimentaire et énergétique

Dans son discours, le président congolais a souligné l’importance d’une valorisation sur le continent des matières premières africaines. « Pour prospérer, nos économies doivent briser le cycle de dépendance à l’exportation brute de matières premières et s’engager à bâtir des chaînes de valeur destinées à transformer et enrichir nos ressources ici même, en Afrique », a-t-il déclaré. Cette approche, selon lui, est essentielle pour créer des emplois et offrir aux jeunes Africains les moyens de construire l’avenir économique du continent.

RDC : un potentiel minier et agricole pour impulser une dynamique régionale

La RDC dispose de ressources naturelles exceptionnelles, particulièrement dans le secteur minier où le pays se positionne comme premier producteur africain de cuivre et premier producteur mondial de cobalt. En outre, elle détient des réserves significatives d’or, de diamants, de pétrole, de gaz, et de minéraux stratégiques comme le tantale et le tungstène. Sur le plan agricole, le pays possède environ 80 millions d’hectares de terres arables, dont seulement 10 % sont exploitées, ainsi que 4 millions d’hectares de terres irrigables, offrant une base solide pour développer l’agriculture et répondre aux besoins alimentaires de la région.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2019, Félix Tshisekedi a cherché à valoriser localement les ressources naturelles du pays, notamment via des projets comme la construction d’une raffinerie de cobalt dans le Lualaba ou la création d’une chaîne de valeur dédiée aux batteries électriques. Cependant, l’insuffisance des infrastructures énergétiques, avec un taux d’électrification de seulement 21 % selon le rapport de la Banque mondiale, reste un obstacle majeur au développement de ces initiatives. Ce défi énergétique rend difficile la mise en œuvre de projets industriels de transformation à grande échelle.

Vers une intégration régionale pour renforcer la sécurité alimentaire et énergétique

Le président Tshisekedi, conscient des limites structurelles de la RDC, appelle à une coopération régionale pour mutualiser les ressources et les infrastructures. « Mon pays, riche d’un potentiel agricole et minier immense, souhaite travailler main dans la main avec chacun d’entre vous pour faire de nos ressources un levier de prospérité commune », a-t-il affirmé lors du sommet du COMESA. Cette collaboration vise à renforcer la sécurité alimentaire et énergétique à travers l’intégration des chaînes de valeur régionales.

Pour la RDC, l’intégration régionale est une priorité stratégique, permettant de diversifier les débouchés et de réduire la dépendance vis-à-vis des exportations brutes. En associant les compétences et les ressources des pays voisins, la RDC espère ainsi valoriser ses matières premières localement, tout en attirant des investissements dans les infrastructures critiques.

En s’appuyant sur cette vision, Félix Tshisekedi envisage un avenir où les ressources africaines seront davantage transformées sur place, offrant une alternative aux modèles d’exportation traditionnelle. Ce changement pourrait ouvrir de nouvelles perspectives économiques, avec une Afrique capable de créer de la valeur ajoutée localement et de renforcer son autonomie dans des secteurs stratégiques comme l’alimentation et l’énergie.

Peter MOYI

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