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RDC, franc congolais, inflation, recettes, les chiffres officiels racontent une stabilisation sous surveillance fin 2025

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Last updated: janvier 21, 2026 4:46 pm
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il y a 4 mois
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Franc congolais
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Le dollar au taux officiel est resté entre 2 160 CDF et 2 240 CDF entre novembre 2025 et janvier 2026, selon les données de la Banque Centrale du Congo (BCC). Sur la même période, l’inflation cumulée de fin d’année ressort autour de 2,2 % à 2,3 %. Et les recettes publiques ont, mois après mois, dépassé les assignations budgétaires, avec 26 265 milliards de CDF réalisés en novembre 2025 contre 25 659 milliards prévus, soit un taux supérieur à 102 %.

Pris ensemble, ces indicateurs dessinent un tableau plus précis que l’opposition souvent entendue entre « franc qui s’apprécie » et « recettes qui baissent ». Les chiffres officiels décrivent plutôt une stabilité recherchée par les autorités, obtenue grâce à des interventions de marché et à un dosage serré entre politique monétaire et politique budgétaire.

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Le dollar au taux officiel est resté entre 2 160 CDF et 2 240 CDF entre novembre 2025 et janvier 2026, selon les données de la Banque Centrale du Congo (BCC). Sur la même période, l’inflation cumulée de fin d’année ressort autour de 2,2 % à 2,3 %. Et les recettes publiques ont, mois après mois, dépassé les assignations budgétaires, avec 26 265 milliards de CDF réalisés en novembre 2025 contre 25 659 milliards prévus, soit un taux supérieur à 102 %.Recettes publiques, les réformes pèsent autant que le taux de change
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La trajectoire du franc congolais se lit d’abord dans l’évolution du taux de change officiel. Au 22 décembre 2025, le dollar s’établit à 2 199,41 CDF. Au 29 décembre, il glisse à 2 163,20 CDF. Début janvier 2026, il remonte autour de 2 234 à 2 241 CDF. Le mouvement n’est pas linéaire, mais il reste contenu dans une bande relativement étroite sur trois mois. Pour l’économie réelle, cela compte, car un taux de change qui dérape vite finit par se répercuter sur les prix, surtout quand une partie importante des biens consommés dépend des importations.

Cette séquence reflète deux réalités qui coexistent. D’un côté, un raffermissement par rapport aux niveaux élevés observés au milieu de 2025. De l’autre, des tensions ponctuelles, plus visibles sur le marché parallèle, liées aux besoins saisonniers en devises en fin d’année, aux importations et aux anticipations des opérateurs. Quand les acteurs économiques s’attendent à un dollar plus cher, ils cherchent à acheter plus tôt. Cela peut alimenter la pression, même si les fondamentaux n’ont pas basculé.

Face à ces tensions, la BCC a opté pour une posture d’intervention. Elle a notamment procédé à la vente de 50 millions USD aux banques commerciales le 8 janvier 2026, puis annoncé une nouvelle intervention le 12 janvier 2026. L’objectif est de limiter l’emballement sur le marché des changes et de préserver l’ancrage des prix. Dans une économie partiellement dollarisée, la stabilité du change devient rapidement un sujet de panier de la ménagère, car elle pèse sur le coût des importations et sur les prix des produits du quotidien.

Du côté de l’inflation, les indicateurs disponibles signalent une hausse des prix qui reste maîtrisée. L’inflation hebdomadaire est généralement inférieure à 0,30 %. L’inflation cumulée annuelle se situe autour de 2,2 % à 2,3 % à la fin de 2025. En clair, les prix continuent de monter, mais à un rythme contenu sur la période observée, malgré des pressions importées et des ajustements de prix administrés. Pour les ménages, l’inflation est l’écart entre le niveau des prix d’aujourd’hui et celui d’hier. Quand elle ralentit, cela n’efface pas les hausses déjà passées, mais cela réduit la vitesse à laquelle le coût de la vie augmente.

Cette maîtrise relative s’inscrit dans une politique monétaire restrictive. Le taux directeur se maintient à un niveau élevé, autour de 17,5 %, et les conditions de refinancement restent strictes. Le taux directeur, c’est le prix de l’argent pour les banques lorsqu’elles se refinancent auprès de la banque centrale. Quand il est haut, le crédit devient plus cher. Cela freine la demande, donc réduit la pression sur les prix et sur le change. Mais cela a aussi un coût, car l’investissement et la consommation à crédit deviennent plus difficiles pour les entreprises et les ménages.

Recettes publiques, les réformes pèsent autant que le taux de change

C’est sur le terrain des recettes publiques que le débat s’est intensifié. Une lecture simplifiée fait souvent dépendre les recettes d’un seul paramètre, le taux de change, au motif qu’une monnaie qui s’apprécie réduirait mécaniquement les montants collectés. Or, les données graphiques publiées par la BCC montrent que, mois après mois en 2025, les recettes réalisées ont dépassé les assignations. L’exemple de novembre 2025 est mis en avant, 26 265 milliards de CDF réalisés contre 25 659 milliards attendus, soit plus de 102 %.

Cette dynamique est observée y compris pendant la phase d’appréciation du franc congolais signalée à partir de septembre 2025. Autrement dit, sur la base de ces chiffres, l’appréciation de la monnaie nationale n’a pas entraîné automatiquement une baisse des recettes publiques. Cela ne règle pas tout, mais cela oblige à regarder la structure des recettes et la nature des encaissements, au lieu de tirer des conclusions directes à partir du seul taux de change.

Le ministère des Finances apporte justement un éclairage sur la méthode de lecture. Il rappelle que certaines analyses s’appuient sur des recettes cumulées plutôt que sur des flux mensuels nets. Il souligne aussi le rôle d’avances fiscales et de mesures exceptionnelles liées aux réformes fiscales engagées en 2025. Ce point est central, car une hausse des recettes peut venir d’un meilleur contrôle, d’un changement de règles, ou d’encaissements anticipés. Les effets ne sont pas les mêmes sur la durée.

Les documents cités mettent en avant le cas des recettes pétrolières mobilisées par la DGDA, après une réforme liée à la dépense fiscale pétrolière. La moyenne mensuelle serait passée d’environ 4,4 milliards de CDF avant la réforme à plus de 78 milliards de CDF après, entre août et décembre 2025. En décembre 2025, ces recettes atteindraient 848 milliards de CDF, contre 280 milliards prévus dans le Plan de trésorerie, soit un taux de réalisation de 109 %.

Ces ordres de grandeur suggèrent que la surperformance des recettes en 2025 est portée par des leviers ciblés, réformes structurelles, renforcement du contrôle fiscal et douanier, et mesures exceptionnelles. Le point à surveiller, c’est la capacité à maintenir ce niveau d’encaissement sans dépendre d’avances ou de mécanismes non reconductibles. Une avance fiscale améliore un mois, mais elle peut déplacer le problème vers les mois suivants si la base taxable ne progresse pas durablement.

Au total, les chiffres officiels brossent le portrait d’une stabilisation encadrée. Le franc congolais reste globalement contenu grâce à des interventions et à une politique monétaire ferme. L’inflation demeure modérée, mais au prix d’un crédit plus coûteux, donc d’une demande intérieure freinée. Les recettes dépassent les prévisions, mais une partie de la performance semble liée à des réformes et à des mesures de circonstance. La cohérence entre la BCC et le ministère des Finances se résume alors à une idée, la stabilité observée n’est pas un automatisme, elle dépend d’une action publique soutenue et d’un pilotage continu.

— Peter MOYI

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