By using this site, you agree to the Privacy Policy and Terms of Use.
Accept
LePoint.cdLePoint.cdLePoint.cd
Reading: RDC : Impératif de redéfinir les contrats d’exploitation des ressources naturelles
Partagez
Notification Show More
Font ResizerAa
LePoint.cdLePoint.cd
Font ResizerAa
Have an existing account? Sign In
Follow US
© 2022 Foxiz News Network. Ruby Design Company. All Rights Reserved.
A la uneÉconomieÉnergieMines

RDC : Impératif de redéfinir les contrats d’exploitation des ressources naturelles

LePoint.cd
Last updated: octobre 24, 2023 1:15 pm
LePoint.cd
il y a 3 ans
Partagez
JP Okenda
Partagez

Par Mitterrand Masamuna, Journaliste Économique

La République démocratique du Congo (RDC), nation riche en ressources naturelles, est confrontée depuis des décennies à une problématique qui suscite des interrogations profondes. Les spoliations incessantes de ses ressources naturels ont fait l’objet de multiples enquêtes et investigations. Ces démarches éclairantes ont mis en lumière non seulement les actes de vol perpétrés, mais également le déséquilibre flagrant qui caractérise les contrats englobant directement l’État congolais.

Ces derniers temps, un contrat d’exploitation suscite une attention accrue : celui conclu il y a 15 ans entre le gouvernement de l’administration Kabila et un consortium d’entreprises chinoises, connu sous le nom de GEC, qui a engendré la création de la joint-venture SICOMINES. Dès l’origine, ce pacte sino-congolais stipulait la cession de gisements de cobalt et de cuivre aux entreprises chinoises en échange d’investissements massifs dans les infrastructures du pays. Toutefois, à l’heure actuelle, ce contrat est largement perçu à Kinshasa comme « préjudiciable aux intérêts nationaux. »

La récente publication du rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF), dévoilant de multiples irrégularités de la part de la partie chinoise, ainsi que les résultats d’audits internes et externes menés sous l’égide de la présidence congolaise, ont déclenché une levée de boucliers. Désormais, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer une révision en profondeur, voire l’annulation pure et simple de ce contrat controversé.

Lors d’un entretien exclusif accordé à MINES.CD, Jean-Pierre Okenda, analyste chevronné spécialisé dans la gouvernance des industries extractives en RDC, qui suit de près ce dossier depuis plusieurs années, a dévoilé sa vision éclairée. Il a exposé que les problèmes auxquels la RDC est confrontée avec ce qui est désigné comme le « contrat du siècle » – une situation qui n’est pas propre à la nation congolaise – trouvent leur source dans les processus de négociation de ces contrats.

Dans ses propos, il a souligné la technicité et la complexité inhérentes à ces négociations, des considérations qui transcendent les frontières nationales. Les enjeux qui entravent le Congo sont, en réalité, des enjeux partagés par de nombreux pays de l’Afrique subsaharienne en matière de négociations.

Jean-Pierre Okenda propose des solutions radicales pour mettre fin à l’exploitation abusive des ressources de la RDC au détriment de la population, plongée dans une pauvreté accablante. Il estime que le gouvernement doit adopter des mesures drastiques visant à mettre un terme à la fuite éhontée des richesses nationales.

« Il est temps, au Congo, de sanctionner sévèrement ceux qui négocient de façon déséquilibrée. Il est impératif de réprimer les signataires de contrats défavorables, et nous ne pouvons plus tolérer l’impunité qui règne alors que des accords inéquitables sont conclus », a martelé M. Okenda.

Il a également mis en exergue la présence de clauses léonines dans plusieurs contrats et a plaidé pour la rupture du cycle de l’impunité, de sorte que ceux qui négocient des accords préjudiciables aux intérêts nationaux ne puissent plus échapper aux poursuites judiciaires.

Ce débat autour de la renégociation des contrats d’exploitation en RDC prend une ampleur considérable, et il est essentiel d’adopter des mesures appropriées pour garantir que les ressources naturelles du pays profitent réellement à sa population. Les contrats d’exploitation doivent être équilibrés, transparents, et avant tout, conformes aux intérêts du Congo et de son peuple.

Les solutions ne seront pas aisées, mais elles sont indispensables pour le bien-être de la nation congolaise et pour l’intégrité de ses ressources naturelles.

Vous pourriez aussi aimer

L’or atteint un nouveau record à Londres avec 2.098,05 dollars l’once
RDC : Une mine de Zijin autorisée à reprendre ses activités
RDC–Émirats, un accord signé à Abu Dhabi pour renforcer la traçabilité et la transformation des minerais
RDC, le Guichet unique du commerce extérieur impose l’envoi électronique des documents vers Sydonia
Mbuji-Mayi : 320 mètres de caniveau en construction pour améliorer l’évacuation des eaux pluviales
Partagez cet article
Facebook Email Print
Previous Article BERD Le Bénin et la Côte d’Ivoire en voie d’intégration à la banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD)
Next Article Primera Gold Primera Gold : troisième exportation consecutive de 148 Kg d’Or artisanal, un bilan mensuel de 374 Kg
Aucun commentaire

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

about us

We influence 20 million users and is the number one business and technology news network on the planet.

Find Us on Socials

© Foxiz News Network. Ruby Design Company. All Rights Reserved.
Join Us!
Subscribe to our newsletter and never miss our latest news, podcasts etc..
[mc4wp_form]
Zero spam, Unsubscribe at any time.
Welcome Back!

Sign in to your account

Username or Email Address
Password

Lost your password?