La Direction générale des douanes et accises (DGDA) franchit une nouvelle étape dans sa modernisation avec le lancement officiel des travaux de construction de son futur siège administratif à Kinshasa. La cérémonie de pose de la première pierre a été présidée le 3 juin 2026 par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, sur le site situé le long du boulevard du 30 Juin, à proximité de la place Mandela.
Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme de modernisation de l’administration douanière congolaise, engagée depuis plusieurs années dans un vaste processus de transformation visant à renforcer la mobilisation des recettes publiques, accélérer la numérisation des procédures et améliorer les conditions de travail des agents.
Le futur bâtiment se présentera comme l’un des plus importants édifices administratifs du pays. D’une longueur de 80 mètres et d’une superficie totale de 24 935 mètres carrés, il comptera 20 niveaux, dont trois sous-sols destinés principalement au stationnement. L’ouvrage intégrera également des espaces de formation, des salles de conférence, des bureaux administratifs modernes ainsi que plusieurs infrastructures destinées à améliorer le fonctionnement quotidien de l’institution.
Selon les caractéristiques du projet, le rez-de-chaussée accueillera notamment les services d’accueil, les salles d’attente et plusieurs bureaux. Une mezzanine sera consacrée aux activités culturelles et à la formation professionnelle. Elle comprendra une salle de conférence de 175 places ainsi que deux salles de formation pouvant recevoir chacune 85 participants. Les quinze niveaux supérieurs seront réservés aux services administratifs de la DGDA.
Pour le ministère des Finances, cette infrastructure doit permettre à l’administration douanière de disposer d’un environnement adapté aux nouvelles exigences de gestion des recettes publiques. La DGDA constitue en effet l’une des principales régies financières du pays aux côtés de la Direction générale des impôts (DGI) et de la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD).
Dans un contexte marqué par la recherche d’une plus grande efficacité dans la mobilisation des ressources internes, les autorités considèrent la modernisation des régies financières comme un levier essentiel pour renforcer les capacités budgétaires de l’État.
Lors de son intervention, le ministre des Finances a souligné que ce projet traduit la volonté du gouvernement de renforcer les capacités institutionnelles de l’administration publique et d’améliorer les conditions de travail des agents chargés de la collecte des recettes.
Au-delà de son aspect immobilier, ce nouveau siège s’inscrit dans une stratégie plus large visant à bâtir une administration douanière moderne, davantage numérisée et capable de répondre aux défis liés à la croissance des échanges commerciaux, à la facilitation du commerce extérieur et à la transformation numérique de l’économie congolaise.
Le projet est financé par le Gouvernement dans le cadre du Projet de modernisation douanière. Les travaux seront exécutés par l’entreprise SZTC sous la supervision du bureau de contrôle CRESTE. La durée d’exécution est estimée à vingt-quatre mois.
Pour les observateurs, cette infrastructure représente un investissement stratégique dans la mesure où la performance des administrations financières demeure un facteur déterminant pour l’amélioration des recettes publiques et le financement des politiques de développement de la République démocratique du Congo.
Par M. KOSI






