RDC : la Justice discute avec le FMI d’une loi anticorruption, un signal attendu par les investisseurs

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Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a reçu M. Tapsoba, représentant du Fonds monétaire international (FMI), pour faire le point sur des réformes de gouvernance. Au centre de l’échange, deux chantiers annoncés par le ministère : un projet de loi anticorruption et un texte visant la création d’une Cour pénale économique et financière.

Dans un pays où la question de la transparence revient régulièrement dans les discussions avec les bailleurs et les milieux d’affaires, ces annonces sont suivies de près. Pour le FMI, le renforcement de l’État de droit n’est pas seulement une question institutionnelle. C’est aussi un levier économique, car la corruption peut accroître les coûts, fragiliser la collecte des recettes publiques et brouiller la lisibilité des règles pour les entreprises.

M. Tapsoba a salué les efforts engagés par le ministère et a réaffirmé l’engagement du FMI à accompagner ces initiatives sur les plans technique et institutionnel. L’institution estime que des mécanismes crédibles de lutte contre les infractions économiques participent à la stabilité et à la confiance, deux éléments qui comptent dans l’évaluation d’un pays par les partenaires financiers.

Guillaume Ngefa a, de son côté, présenté la gouvernance responsable comme une priorité de l’action publique. Il a rappelé que la corruption reste un frein au développement durable et qu’elle doit être combattue avec des outils juridiques et des institutions capables d’appliquer la loi.

Pour la RDC, l’enjeu est double : renforcer la confiance des citoyens dans la gestion publique et envoyer un signal plus clair aux partenaires techniques et financiers. Dans un contexte où la crédibilité institutionnelle pèse sur le climat des affaires, ces réformes sont attendues, surtout si elles se traduisent rapidement par des textes adoptés et des mécanismes opérationnels.

— Peter MOYI

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