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RDC : une feuille de route en préparation pour relancer 3 à 5 filières industrielles et réduire les coûts de production

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Le vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a annoncé le 25 mars 2026 la finalisation en cours d’une feuille de route destinée à accélérer les réformes économiques en République démocratique du Congo. Présentée lors de la publication du rapport de la Banque mondiale, cette initiative vise à renforcer la compétitivité de l’économie en structurant le développement industriel autour de corridors logistiques intégrés.

Selon le ministre, cette stratégie repose sur un ciblage limité de trois à cinq filières exportables à fort potentiel, afin de concentrer les investissements et maximiser les retombées économiques. L’objectif est de relancer certaines chaînes de production en les intégrant aux grands corridors africains, pour faciliter l’accès aux marchés régionaux et internationaux. Cette approche marque une volonté de sortir d’une dispersion des politiques industrielles, en privilégiant des secteurs capables de générer rapidement de la valeur ajoutée et de l’emploi.

Une stratégie centrée sur la compétitivité et la réduction des coûts

La feuille de route en préparation met l’accent sur la réduction des coûts de production, considérée comme un levier central de transformation économique. Cette réforme passe notamment par un meilleur accès à l’énergie, un renforcement des infrastructures logistiques, un allègement du cadre réglementaire et une amélioration de l’accès au financement pour les entreprises. L’enjeu est de créer un environnement propice à l’investissement productif, dans un contexte où les contraintes structurelles continuent de freiner le développement industriel.

En structurant les investissements autour de corridors économiques, les autorités cherchent à améliorer la cohérence des politiques publiques et à favoriser l’intégration des chaînes de valeur nationales. Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification de l’économie, encore largement dépendante du secteur minier. Pour le gouvernement, l’objectif est de transformer cette dépendance en opportunité, en développant des activités de transformation locale capables de soutenir une croissance plus équilibrée.

— M. KOSI

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