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Recettes publiques : plus de 1 955 milliards CDF collectés en août, mais un trou de 10 000 milliards à combler d’ici décembre

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Les régies financières congolaises ont enregistré en août 2025 une progression supérieure aux attentes, avec 1 955,6 milliards CDF de recettes mobilisées, soit 103 % des prévisions mensuelles fixées à 1 901,2 milliards CDF. La réunion de suivi présidée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a permis d’examiner ces résultats et d’orienter les réformes à venir pour combler le déficit annuel.

Des résultats encourageants mais un déficit colossal

La Direction générale des impôts (DGI) reste la première contributrice avec 970,8 milliards CDF, soit 108 % de ses objectifs. Elle est suivie par la Direction générale des douanes et accises (DGDA), qui a mobilisé 634,5 milliards CDF (105 %). La Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD) se situe en retrait, avec 350,2 milliards CDF, équivalant à 88 % des prévisions.

Cette dynamique masque toutefois un écart considérable à couvrir d’ici décembre : 10 239,7 milliards CDF. La DGI devra générer 5 782,5 milliards, la DGDA 2 354,9 milliards et la DGRAD 2 102,3 milliards. Pour y parvenir, le gouvernement met en avant un arsenal de mesures techniques : extension du système Logirad à la justice pour renforcer la traçabilité, généralisation de la facture normalisée afin de sécuriser la TVA, et révision du plan stratégique axé sur l’élargissement de l’assiette, le contrôle accru des contribuables et la lutte contre la fraude.

Le ministre des Finances a insisté sur l’importance de la discipline et de la gouvernance dans l’exécution de ces réformes. Selon lui, la mobilisation des recettes n’est pas seulement une obligation budgétaire mais aussi une condition pour stabiliser la macroéconomie et créer des marges de manœuvre en faveur de la croissance.

En filigrane, cette orientation traduit la volonté du Gouvernement Suminwa II et du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de doter l’État de ressources internes capables de réduire la dépendance aux financements extérieurs et de soutenir les ambitions de développement.

— Peter MOYI

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