Les huit principaux pays de l’Opep+ ont décidé, dimanche, de maintenir une production de pétrole stable. Cette position intervient après une baisse de plus de 18 % des prix en 2025 et alors que plusieurs tensions politiques touchent des membres du groupe.
L’Arabie saoudite, la Russie, les Émirats arabes unis (EAU), le Kazakhstan, le Koweït, l’Irak, l’Algérie et Oman, réunis en ligne, représentent environ la moitié de la production mondiale de pétrole. Leur choix vise à éviter d’ajouter des barils sur un marché déjà inquiet d’un excès d’offre.
En 2025, ces pays avaient relevé leurs objectifs de production d’environ 2,9 millions de barils par jour entre avril et décembre, soit près de 3 % de la demande mondiale. En novembre, ils avaient déjà décidé de suspendre les hausses prévues en janvier, février et mars. La réunion de dimanche a confirmé ce gel. La prochaine rencontre est annoncée pour le 1er février.
Entre tensions régionales et dossier vénézuélien, le groupe évite le politique
Cette décision intervient alors que les relations entre Riyad et Abou Dhabi se sont tendues autour du conflit au Yémen. Le gouvernement yéménite, allié de l’Arabie saoudite, a lancé vendredi une opération pour reprendre des positions à des séparatistes du Sud soutenus par les EAU. Jusqu’ici, rien n’indique publiquement que ce désaccord ait pesé sur la discussion de production, restée très courte.
Autre facteur de nervosité, la crise vénézuélienne. Selon un délégué, le sujet n’a pas été abordé lors de la réunion. Les États-Unis ont annoncé avoir capturé le président Nicolás Maduro, et le président américain Donald Trump a déclaré que Washington prendrait le contrôle du pays jusqu’à une transition vers une nouvelle administration.
Le Venezuela détient les plus grandes réserves de pétrole au monde, devant celles de l’Arabie saoudite, mais sa production s’est effondrée après des années de mauvaise gestion et sous l’effet des sanctions. Des analystes estiment qu’une remontée rapide de la production vénézuélienne reste peu probable avant plusieurs années, même en cas d’investissements américains annoncés.
— M. KOSI


