Le 10 février 2026, le ministre congolais des Mines, Louis Watum Kabamba, a participé au Forum ministériel de la SADC sur l’investissement, avec la délégation de la RDC, en marge de Mining Indaba 2026. La rencontre a réuni les ministres des Mines des États membres, des représentants du secteur privé et des partenaires techniques et financiers.
Au centre des échanges : l’idée d’harmoniser les politiques minières dans l’espace SADC. L’objectif est de rapprocher les règles et les priorités entre pays pour offrir un cadre régional plus lisible aux investisseurs, et pour faire du secteur minier un levier de croissance et de développement durable.
La discussion a aussi mis en avant un point simple : l’harmonisation ne suffit pas si elle reste sur le papier. Le ministre a insisté sur le passage à l’action, en se référant à la vision du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et à la coordination de la Première ministre Judith Suminwa.
Cinq priorités mises sur la table par Kinshasa
Louis Watum Kabamba a défendu plusieurs axes, présentés comme des chantiers concrets à mener au niveau régional.
D’abord, l’institutionnalisation du dialogue public-privé à l’échelle de la SADC, pour installer des échanges réguliers entre États et entreprises, au lieu de consultations ponctuelles.
Ensuite, l’investissement dans le capital humain : formation, recherche et développement, et création de centres d’excellence. Le ministre propose d’y affecter une part des redevances minières, c’est-à-dire une partie des revenus payés par les opérateurs au titre de l’exploitation des ressources.
Troisième axe : augmenter les investissements dans l’exploration des minéraux critiques, ces matières recherchées pour les technologies modernes, notamment celles liées à la transition énergétique.
Quatrième priorité : bâtir des chaînes de valeur régionales, surtout autour des batteries et des véhicules électriques, afin que la valeur ajoutée ne soit pas captée uniquement hors du continent.
Enfin, la formalisation de l’exploitation minière artisanale, via l’harmonisation des politiques et le partage des meilleures pratiques entre pays membres.
— M. KOSI



