Kinshasa, 4 novembre 2025. Devant les sénateurs, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, a défendu la trajectoire du franc congolais (CDF). Message central : stabilité du taux de change et protection des revenus des ménages, en coordination étroite avec la Banque centrale du Congo (BCC). L’Exécutif revendique des réformes et un pilotage coordonné afin de restaurer la confiance dans la monnaie.
Ce que cela implique pour le marché et les ménages
La cible est claire : réduire la volatilité du CDF face aux devises pour limiter la transmission aux prix intérieurs. Cela passe par un suivi serré de la liquidité en CDF, un calendrier budgétaire mieux lissé pour contenir les à-coups de trésorerie, et une communication capable d’ancrer les anticipations des opérateurs. La BCC et le gouvernement disent travailler de concert pour tenir le corridor de change et éviter les chocs qui pèsent sur le panier de consommation.
Sur le plan politique et économique, l’arbitrage est assumé : priorité au pouvoir d’achat et à la stabilité macroéconomique. La feuille de route évoque des mesures d’encadrement et d’anticipation afin de limiter les pressions spéculatives et d’appuyer la solidité du CDF, présenté comme symbole de souveraineté. En toile de fond, la capacité de l’État à coordonner ses actions avec la BCC conditionne le maintien d’un taux de change lisible, facteur clé pour la formation des prix, les importations et la gestion des revenus.
— Peter MOYI






