L’Autorité de Régulation de la Sous-Traitance dans le secteur Privé (ARSP) durcit le ton contre les dérives qui gangrènent parfois le secteur. Dans un communiqué officiel publié ce mercredi 24 juin à Kinshasa, l’établissement public a annoncé la mise en service d’un mécanisme de signalement et de gestion des plaintes destiné à renforcer la transparence, la redevabilité et la bonne gouvernance.
Cette nouvelle initiative s’adresse à l’ensemble des acteurs de la sous-traitance, notamment les entreprises principales, les sous-traitants ainsi que toute personne disposant d’informations sur des pratiques contraires à la réglementation. L’objectif est de permettre aux parties prenantes de dénoncer, en toute sécurité, les comportements susceptibles de porter atteinte aux règles qui encadrent le secteur.
Selon l’ARSP, ce dispositif vise notamment à détecter les violations des textes légaux, les manquements aux règles déontologiques ou encore les actes incompatibles avec la mission de service public confiée à l’institution.
« Cette démarche s’inscrit dans une logique de prévention et d’amélioration continue de la gouvernance », souligne la Direction générale, qui affirme vouloir renforcer la confiance entre le régulateur et les opérateurs économiques.
Par ailleurs, pour faciliter les signalements, l’ARSP met à la disposition du public une adresse électronique dédiée ainsi que plusieurs numéros de téléphone accessibles durant les heures de service.
Les plaintes et signalements peuvent être transmis par courrier électronique à l’adresse ethique@arsp.cd ou par téléphone aux numéros (+243) 830 543 909, (+243) 962 000 022 et (+243) 800 120 000. Ces services sont accessibles du lundi au vendredi, de 8h30 à 16h30.
Toutefois, l’institution insiste sur le fait que les dénonciations pourront être effectuées de manière anonyme. Les informations transmises seront traitées de façon confidentielle et chaque dossier fera l’objet d’un examen conformément aux dispositions légales en vigueur.
Cette garantie de confidentialité vise à encourager les témoins ou victimes d’irrégularités à se manifester sans crainte de représailles.
À travers cette mesure, l’ARSP entend renforcer son action dans la lutte contre la corruption, le favoritisme et les autres pratiques susceptibles de compromettre les objectifs assignés à la sous-traitance, notamment la promotion de l’entrepreneuriat national.
L’ARSP prévient par ailleurs que tout comportement avéré contraire aux règles de procédure et aux principes de probité fera l’objet de sanctions.
Dans son communiqué, la Direction générale de l’ARSP réaffirme son engagement à concrétiser la vision du chef de l’État consistant à faire de l’entrepreneuriat congolais un levier de croissance économique et de souveraineté nationale.
Pour l’établissement public, l’assainissement du secteur de la sous-traitance constitue une étape essentielle vers l’émergence d’un tissu entrepreneurial solide et d’une véritable classe moyenne congolaise.
« Une véritable classe moyenne congolaise est possible », conclut l’ARSP, qui entend désormais s’appuyer davantage sur la collaboration des acteurs du secteur pour détecter et sanctionner les abus.
Eldad B.









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