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Virunga : 30 millions de dollars annuels détournés par les groupes armés dans le plus ancien parc d’Afrique

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Chaque année, environ 30 millions de dollars américains échappent aux circuits officiels dans le Parc national des Virunga, détournés par des groupes armés qui exploitent illégalement ses ressources naturelles. Ces fonds proviennent du trafic de bois, de charbon de bois, de faune sauvage et de minerais rares, alimentant une économie parallèle qui menace la survie du parc et de ses habitants.

Le parc, qui s’étend sur 7 900 km², est un bastion de biodiversité avec 706 espèces d’oiseaux, 218 espèces de mammifères, 109 espèces de reptiles et 78 espèces d’amphibiens. Il abrite également environ un tiers de la population mondiale de gorilles de montagne.

Cependant, environ 50 % du parc est actuellement sous le contrôle de groupes armés tels que le M23, les ADF, les Maï-Maï et les FDLR, qui exploitent les ressources naturelles pour financer leurs activités. Cette situation compromet non seulement la conservation de la faune, mais aussi la sécurité des éco-gardes, dont près de 220 ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions .

La pression humaine s’ajoute à ces défis. Des milliers de personnes déplacées par les conflits s’installent à proximité du parc, recourant à la déforestation et au braconnage pour survivre, ce qui aggrave la dégradation de l’environnement .

Malgré ces menaces, le Parc national des Virunga reste un symbole de résilience et d’espoir pour la conservation en Afrique. Des efforts continus sont déployés pour protéger cet écosystème unique et soutenir les communautés locales qui en dépendent.

— M. KOSI

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