Le 17 octobre 2025 à Washington, en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, le ministre des Finances Doudou-Roussel Fwamba a exposé aux dirigeants de J.P. Morgan Chase & Co. la stratégie de la République démocratique du Congo pour renforcer sa crédibilité et accroître sa présence sur les marchés de capitaux.
Au cœur de l’échange, la gouvernance des finances publiques et le rétablissement de la confiance. Le ministre a défendu une trajectoire fondée sur la discipline budgétaire, la transparence et la lutte contre la fraude, sous l’impulsion du président Félix-Antoine Tshisekedi. Le dispositif vise à sécuriser les recettes, améliorer l’efficacité de la dépense et aligner les procédures sur les standards attendus par les investisseurs institutionnels. Le message adressé à l’une des premières banques d’investissement américaines se veut clair : la RDC veut convertir ses atouts en projets bancables et prévisibles.
Gouvernance et signal aux investisseurs
Le ministère des Finances met en avant des réformes internes destinées à clarifier les circuits de paiement, fiabiliser l’information financière de l’État et réduire les risques opérationnels. L’accent est mis sur la traçabilité, l’orthodoxie des engagements et la qualité des contrôles, afin d’offrir aux contreparties privées une lecture lisible du risque souverain. Ce cadre s’accompagne d’initiatives pour fluidifier le climat des affaires : simplification des démarches, sécurité juridique et meilleure coordination entre administrations. L’objectif est d’abaisser les frictions qui freinent la préparation et le financement des projets.
Face aux représentants de J.P. Morgan, Doudou-Roussel Fwamba a invité la banque à explorer les opportunités en RDC, au même titre que d’autres groupes internationaux déjà actifs dans l’économie congolaise. Les pistes évoquées couvrent des opérations de marché, des montages de financement et l’accompagnement d’investissements privés, avec un même fil conducteur : crédibilité de la signature publique et visibilité sur l’exécution. Le gouvernement entend poursuivre cette démarche auprès d’intermédiaires financiers de premier plan afin d’élargir la base d’investisseurs et d’ancrer la RDC dans des circuits de financement compétitifs.
— M. KOSI






