By using this site, you agree to the Privacy Policy and Terms of Use.
Accept
LePoint.cdLePoint.cdLePoint.cd
Reading: Budget 2026 : un cadrage en hausse sous contrainte de recettes
Partagez
Notification Show More
Font ResizerAa
LePoint.cdLePoint.cd
Font ResizerAa
Have an existing account? Sign In
Follow US
© 2022 Foxiz News Network. Ruby Design Company. All Rights Reserved.
A la uneÉconomie

Budget 2026 : un cadrage en hausse sous contrainte de recettes

LePoint.cd
Last updated: août 28, 2025 6:39 am
LePoint.cd
il y a 9 mois
Partagez
Muzitu
Partagez

La préparation de la loi de finances 2026 est entrée dans une phase décisive à Kinshasa. Le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a confirmé que le projet soumis prochainement au Parlement sera revu à la hausse, avec l’objectif de doubler le volume des recettes publiques au cours de son mandat. Pour y parvenir, il mise sur la consolidation des réformes fiscales, la rationalisation des dépenses et un contrôle plus strict des exonérations.

À ses côtés, le ministre d’État chargé des Relations avec le Parlement, Guy Loando Mboyo, a souligné la nécessité d’un travail concerté avec les deux chambres législatives afin de sécuriser le vote d’un texte qui engage directement la trajectoire économique du pays. « Nous serons appelés à travailler ensemble tout au long de la session budgétaire », a-t-il indiqué, rappelant que le Parlement n’est pas seulement une chambre d’enregistrement mais aussi un espace d’ajustement des arbitrages.

Un budget attendu comme test de crédibilité

L’enveloppe 2026 devrait franchir un palier inédit si les hypothèses de mobilisation de recettes se concrétisent. Aujourd’hui, les recettes internes représentent encore une part limitée du PIB (environ 13 à 14 %), loin de la moyenne africaine supérieure à 18 %. Pour respecter sa promesse de doublement, le gouvernement devra élargir l’assiette fiscale, sécuriser les droits de douane et mieux capter la rente minière, qui constitue près de 45 % des recettes d’exportation selon la Banque centrale du Congo.

Les dépenses, elles, seront contraintes par un contexte de besoins pressants : la remise en état des infrastructures routières dans l’Est, l’appui aux forces de sécurité et le financement des programmes sociaux. Muzito a insisté sur la nécessité de transformer les engagements présidentiels en réalisations tangibles. La logique affichée est celle d’un arbitrage sélectif : réduire les dépenses de fonctionnement et dégager des marges pour l’investissement productif.

Cette orientation s’inscrit dans une séquence où la transparence budgétaire est devenue un critère de soutien des bailleurs. La Banque mondiale et le FMI ont, à plusieurs reprises, rappelé que la soutenabilité de la dette congolaise dépendra de la capacité à accroître les recettes domestiques sans alourdir les déficits. En 2024, le déficit budgétaire s’élevait déjà à plus de 2,5 % du PIB, absorbant une partie de l’espace de manœuvre monétaire.

Le rôle du Parlement sera donc déterminant : examiner la soutenabilité des prévisions, contrôler la qualité de la dépense et garantir que les priorités—routes, éducation, santé—soient effectivement financées. Pour Guy Loando, ce dialogue institutionnel est un passage obligé afin d’éviter les blocages lors de l’exécution.

Le projet de loi de finances 2026 se présente ainsi comme un test grandeur nature : il doit démontrer que la RDC est capable de passer d’un budget voté en hausse à un budget réellement exécuté, crédible aux yeux des marchés et utile pour la population.

— Peter MOYI

Vous pourriez aussi aimer

RDC : Le Gouvernement enclenche la digitalisation des finances publiques avec un plan ambitieux
Carburants en RDC : la réforme fiscale fait bondir les recettes de plus de 1 500 %
Entre 2008 et 2024, la RDC revoit ses alliances minières : après 16 ans de partenariat avec la Chine, place aux États-Unis ?
24 000 milliards USD sous terre : la stratégie pour transformer la rente minière en cash domestique
Une délégation européenne attendue à la « DRC Mining Week » à Lubumbashi
Partagez cet article
Facebook Email Print
Previous Article Commerce RDC avec l’Ouganda RDC : plus de 962 millions USD d’importations depuis l’Ouganda en 2024/2025, contre seulement 42,6 millions USD d’exportations
Next Article BOA RDC BOA RDC : bénéfice net en hausse de 51 % et cap sur le financement minier en 2025
Aucun commentaire

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

about us

We influence 20 million users and is the number one business and technology news network on the planet.

Find Us on Socials

© Foxiz News Network. Ruby Design Company. All Rights Reserved.
Join Us!
Subscribe to our newsletter and never miss our latest news, podcasts etc..
[mc4wp_form]
Zero spam, Unsubscribe at any time.
Welcome Back!

Sign in to your account

Username or Email Address
Password

Lost your password?