By using this site, you agree to the Privacy Policy and Terms of Use.
Accept
LePoint.cdLePoint.cdLePoint.cd
Reading: RDC : révision annoncée du Code des investissements de 2002 pour coller aux priorités actuelles
Share
Notification Show More
Font ResizerAa
LePoint.cdLePoint.cd
Font ResizerAa
Have an existing account? Sign In
Follow US
© 2022 Foxiz News Network. Ruby Design Company. All Rights Reserved.
A la uneInvestissementsInvestments

RDC : révision annoncée du Code des investissements de 2002 pour coller aux priorités actuelles

LePoint.cd
Last updated: novembre 12, 2025 9:43 am
LePoint.cd
il y a 6 mois
Share
Rachel Pungu Lwamba
SHARE

Vingt-trois ans après sa promulgation, la RDC engage la refonte de son Code des investissements. L’ANAPI, sous la conduite de sa directrice générale Rachel Pungu Lwamba, veut un cadre plus moderne, aligné sur le PNSD, la configuration à 26 provinces et les engagements régionaux, avec des critères d’éligibilité clarifiés et des procédures allégées.

Adopté en 2002, en sortie de conflit, le Code des investissements visait l’implantation d’entreprises de génie civil, la mécanisation agricole, des projets industriels lourds et la valorisation des ressources naturelles. Le pays a depuis changé d’échelle : une vision de développement portée par le Plan national stratégique de développement oriente l’action publique, les priorités sectorielles ne sont plus les mêmes, et la carte administrative compte désormais 26 provinces contre 11 à l’époque. Cette nouvelle géographie rend floue la catégorisation des zones économiques prévue par le texte initial, certaines provinces n’ayant pas connu le même rythme de développement.

Le diagnostic de l’ANAPI pointe aussi des critères d’éligibilité qui appellent des précisions. Le seuil de valeur ajoutée fixé à 35 % n’est pas justifié dans le Code, et l’absence d’indicateurs financiers standardisés rentabilité, structure de financement, capacité d’exécution — limite l’évaluation des projets. À cela s’ajoute un champ d’application étroit et un parcours administratif long jusqu’à l’arrêté interministériel, deux facteurs qui réduisent l’attractivité du dispositif.

Rachel Pungu

Sur le plan externe, l’environnement concurrentiel a évolué. L’adhésion de la RDC à la ZLECAf, au COMESA et à la SADC a fait émerger des standards comparatifs. Face aux régimes proposés par les pays voisins, le cadre congolais apparaît daté et moins compétitif, alors même que Kinshasa affiche l’ambition de se positionner comme destination de référence pour les capitaux productifs.

Autre faiblesse identifiée : les incitations n’ont pas déclenché l’essor attendu de secteurs clés comme l’agriculture. Les délais d’exonérations, jugés trop courts au regard des cycles d’investissement et de maturité des projets, dissuadent des promoteurs qui travaillent sur des horizons longs. En parallèle, la multiplication de textes fiscaux spéciaux a créé des régimes d’exonérations parallèles, parfois contradictoires, qui alimentent la confusion et favorisent un coulage des recettes au détriment de la lisibilité du Code.

Enfin, les orientations gouvernementales ont évolué depuis 2002. Les attentes en matière d’industrialisation, de transformation locale, d’intégration des chaînes de valeur et d’équilibre territorial imposent d’ajuster les instruments d’accueil et d’accompagnement des investisseurs afin de rester en phase avec la politique publique.

Ce que vise la révision

L’objectif affiché est clair : doter la RDC d’un Code plus moderne, plus compétitif et réellement attractif. Concrètement, la refonte entend : harmoniser les régimes d’incitations pour supprimer les chevauchements, redéfinir les zones et priorités à l’échelle des 26 provinces, préciser les critères d’éligibilité avec des métriques financières robustes, simplifier et raccourcir les procédures jusqu’à la décision finale, adapter la durée des avantages aux cycles propres à des secteurs comme l’agriculture, et assurer la cohérence avec les engagements régionaux. Pour l’ANAPI, cette mise à niveau doit fournir aux investisseurs un cadre stable, transparent et prévisible, tout en protégeant l’assiette fiscale et en soutenant la transformation de l’économie.

— M. KOSI

Vous pourriez aussi aimer

Cuivre : l’industrie européenne craint une pénurie à cause des exportations de déchets
N’Djili : Les travaux de construction du nouvel aéroport international sur le point de commencer, préalables remplis à 95%
Ouverture de l’adjudication des bons du trésor indexés à hauteur de 60 milliards de CDF en RDC
ANAPI distinguée à Tunis comme agence de promotion de l’investissement de l’année
Le secteur minier de la RDC progresse avec une production de Cuivre à 2,84 millions de tonnes
Partagez cet article
Facebook Email Print
Previous Article e2-1 RN1 : 26 nouveaux ponts en béton pour moderniser l’axe Nguba–Mbuji-Mayi
Next Article ASAR RDC Assurance africaine : à Kinshasa, la FANAF place l’inclusion, la régulation et l’innovation au cœur du marché
Aucun commentaire

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

about us

We influence 20 million users and is the number one business and technology news network on the planet.

Find Us on Socials

© Foxiz News Network. Ruby Design Company. All Rights Reserved.
Join Us!
Subscribe to our newsletter and never miss our latest news, podcasts etc..
[mc4wp_form]
Zero spam, Unsubscribe at any time.
Welcome Back!

Sign in to your account

Username or Email Address
Password

Lost your password?