Le ministre des Infrastructures, John Banza Lunda, a remis à Rotterdam un accord de principe à un consortium privé pour lancer un projet de tramway en partenariat public-privé. L’objectif annoncé est la mise en service d’une première ligne souterraine expresse au plus tard le 27 novembre 2027, avec un chantier qui prévoit notamment 173 ponts entre le centre-ville et l’aéroport de N’djili.
Le document remis au coordonnateur du consortium CTK, Jean-Pierre Van Erps, porte le cachet sec de l’État, selon un communiqué du ministère consulté par la rédaction. Le ministre présente ce projet comme une réponse au désengorgement de Kinshasa, à la modernisation des infrastructures urbaines et à la réduction des inondations récurrentes.
Un chantier structuré autour des études techniques, du financement et de l’anti-inondation
Le calendrier annoncé implique un enchaînement serré : études techniques, choix des solutions, et montage financier. Le ministère insiste sur un planning « juridiquement sécurisé », ce qui vise à éviter les blocages classiques des grands projets, souvent liés aux contrats, aux garanties et à la mobilisation des fonds.
Le consortium, composé de Prume Tramway RDC, Frateur-De-Pourcq et Powerchina, dit avoir actualisé sa note conceptuelle après le travail de plus de 60 ingénieurs. Les études mentionnées décrivent un chantier lourd, avec 173 ponts à ériger entre le centre-ville et N’djili pour maintenir la continuité du trafic et renforcer la gestion des eaux.
Le projet annonce aussi des dispositifs de drainage et de traitement des eaux pluviales, avec l’idée de redistribuer une partie de l’eau traitée aux populations locales. Pour piloter la coordination technique côté congolais, le ministre a instruit l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), représentée par son directeur général Nico Nzau Nzau, de conduire l’organisation nationale d’un programme qui prévoit sept lignes de tramway, des voies hybrides préfabriquées sous licence technologique exclusive, des solutions énergétiques durables et la modernisation d’axes urbains et de réseaux techniques.
— M. KOSI



