Le taux d’inflation hebdomadaire en République démocratique du Congo s’est établi à 0,16 % au 3 avril 2026, contre 0,20 % une semaine plus tôt, selon la Banque centrale du Congo. Sur un an, la hausse des prix ralentit nettement, ce qui traduit une pression plus faible sur le coût de la vie.
Cette évolution confirme une tendance à l’apaisement. En cumul annuel, l’inflation atteint 2,49 %, légèrement en dessous des 2,52 % enregistrés à la même période en 2025. Sur douze mois, le recul est encore plus visible : l’inflation s’établit à 2,24 %, contre 10,16 % un an auparavant. Concrètement, les prix continuent d’augmenter, mais beaucoup moins vite qu’avant, ce qui allège progressivement la pression sur le pouvoir d’achat des ménages.
Les produits alimentaires dominent toujours l’évolution des prix
L’analyse par poste de consommation montre que les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées restent le principal facteur de variation des prix. Ils représentent 69,7 % de l’indice global, ce qui signifie que l’essentiel des hausses ou des ralentissements de prix vient de ce que les ménages consomment au quotidien. Les dépenses liées au logement, à l’eau, à l’électricité et au gaz contribuent à hauteur de 7,5 %, tandis que les transports pèsent pour 4,3 %, des postes moins dominants mais qui restent sensibles pour les budgets urbains.
Dans ce contexte, l’environnement macroéconomique apparaît globalement stable. Les prix sont contenus et le taux de change évolue de manière relativement maîtrisée sur le marché des devises, ce qui limite les effets de hausse importée, souvent liés à la variation du dollar. Du côté de l’activité, les données arrêtées à fin décembre 2025 indiquent une croissance de 5,8 %, et les projections pour 2026 tablent sur 6,2 %. L’économie continue donc de progresser, avec une inflation sous contrôle.
— Peter MOYI






