Le gouverneur de la banque Centrale, André Wameso, a échangé avec une délégation du pour faire le point sur plusieurs réformes en cours. Objectif : renforcer la gestion monétaire et stabiliser le système financier du pays.
Un marché des changes plus structuré et des réserves à consolider
Parmi les priorités, la BCC travaille à la mise en place d’un marché interbancaire de change organisé. Concrètement, les banques pourront acheter et vendre des devises entre elles via une plateforme dédiée, en l’occurrence Bloomberg. Ce type d’outil permet de centraliser les opérations et de rendre les prix plus visibles.
L’enjeu est simple : mieux encadrer le marché des devises. Aujourd’hui, l’écart entre le taux officiel et celui du marché parallèle reste une préoccupation. En facilitant les échanges entre banques et en améliorant la transparence, la BCC cherche à réduire ces écarts et à rendre le marché plus lisible.
Autre sujet discuté : la constitution de réserves en or monétaire. Il s’agit pour la banque centrale de détenir de l’or comme actif de réserve, au même titre que les devises étrangères. Ce point soulève une question technique importante : comment intégrer cet or dans les critères suivis par le programme économique soutenu par le FMI. Ces critères servent à évaluer la solidité financière du pays, notamment à travers le niveau des réserves internationales.
La recapitalisation de la BCC figure aussi parmi les chantiers en cours. Cette opération consiste à renforcer les fonds propres de la banque centrale. Une institution mieux capitalisée peut agir plus efficacement sur les taux et la liquidité, donc mieux contrôler l’inflation et soutenir la stabilité du système financier.
En parallèle, la BCC a identifié plusieurs besoins en assistance technique. Ils concernent la conformité aux règles financières, l’inclusion financière pour élargir l’accès aux services bancaires, la communication institutionnelle et la digitalisation. Ces axes visent à rapprocher l’institution des standards internationaux.
À l’issue des échanges, André Wameso a salué l’appui du FMI et a insisté sur la poursuite de cette collaboration. Pour la RDC, ces réformes s’inscrivent dans une logique de consolidation des équilibres économiques et de renforcement de la confiance des partenaires financiers.
— Peter MOYI



