By using this site, you agree to the Privacy Policy and Terms of Use.
Accept
LePoint.cdLePoint.cdLePoint.cd
  • Économie
  • Mines
  • Infrastructure
  • Énergie
  • Agriculture
  • Technologie
  • Opportunités
  • Décryptage
  • Africa-Monde
Reading: Jean-Luc Konan : « L’avenir économique de l’Afrique passera par les PME, l’innovation financière et l’intégration régionale »
Partagez
Notification Show More
Font ResizerAa
LePoint.cdLePoint.cd
Font ResizerAa
Have an existing account? Sign In
Follow US
© 2022 Foxiz News Network. Ruby Design Company. All Rights Reserved.
Africa-MondeLeaders

Jean-Luc Konan : « L’avenir économique de l’Afrique passera par les PME, l’innovation financière et l’intégration régionale »

LePoint.cd
Dernière mise à jour : juin 3, 2026 10:40 am
LePoint.cd
il y a 8 heures
Partagez
jean luc konan
jean luc konan
Partagez

L’Afrique ne manque ni d’opportunités ni d’entrepreneurs. Pour Jean-Luc Konan, fondateur et directeur général du groupe Cofina, l’un des principaux défis du continent consiste désormais à transformer son potentiel économique en croissance durable capable de créer des millions d’emplois pour une population jeune en forte expansion.

Invité de Bruno Faure, l’entrepreneur ivoirien est revenu sur les grands enjeux qui façonnent l’économie africaine : financement des PME, inclusion financière, digitalisation, entrepreneuriat féminin, industrialisation et intégration régionale.

À la tête de Cofina, groupe spécialisé dans la mésofinance présent dans plusieurs pays africains, et du groupe Neemba, concessionnaire Caterpillar en Afrique de l’Ouest, Jean-Luc Konan défend une vision du développement reposant sur un secteur privé fort et capable de soutenir la transformation économique du continent.

Selon lui, l’un des principaux obstacles à la croissance africaine reste le déficit de financement des petites et moyennes entreprises. C’est précisément pour répondre à cette problématique qu’il a développé le modèle de la mésofinance, destiné à accompagner les entreprises trop importantes pour la microfinance mais qui ne remplissent pas toujours les critères exigés par les banques traditionnelles.

« Nous avons voulu combler ce que l’on appelle le « missing middle« , ce maillon manquant du financement des entreprises africaines », explique-t-il.

Aujourd’hui, Cofina revendique plus de 417.000 clients et affirme avoir financé près de 157.000 projets à travers ses différents marchés. Pour Jean-Luc Konan, une grande partie du potentiel entrepreneurial africain demeure freinée par l’absence de données financières structurées, ce qui limite l’accès au crédit des PME opérant encore dans l’informel.

L’autre transformation majeure observée sur le continent concerne la révolution numérique. L’entrepreneur estime que le mobile money et les services financiers digitaux ont profondément changé l’accès aux services bancaires.

Pour lui, les établissements financiers ne peuvent plus compter uniquement sur les agences physiques pour atteindre leurs clients. Les plateformes numériques, les paiements mobiles et les fintechs permettent désormais de toucher des millions de personnes auparavant exclues du système financier classique.

Cette évolution constitue, selon lui, un levier important pour accélérer l’inclusion financière et soutenir la croissance des économies africaines.

Jean-Luc Konan a également insisté sur la nécessité de renforcer la place des femmes dans l’entrepreneuriat. À travers son initiative Fin’Elle, il cherche à faciliter l’accès des femmes aux financements et à réduire les obstacles structurels qui limitent encore leur développement économique.

Pour le dirigeant ivoirien, les femmes représentent un moteur de croissance encore sous-exploité dans de nombreux pays africains. Leur permettre d’accéder à des financements plus importants pourrait avoir un impact significatif sur la création d’emplois et la diversification des économies.

Interrogé sur les perspectives économiques du continent, il estime que la responsabilité de la création de richesses doit être partagée entre le secteur public et le secteur privé. Selon lui, les États doivent avant tout mettre en place un environnement favorable aux investissements, tandis que les entreprises privées doivent jouer le rôle principal dans la création d’emplois et le développement des activités productives.

Cette vision s’inscrit également dans la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qu’il considère comme l’un des projets économiques les plus prometteurs du continent.

Pour Jean-Luc Konan, l’intégration régionale permettra aux entreprises africaines d’accéder à un marché de plus d’un milliard de consommateurs et de développer davantage les échanges intra-africains. L’amélioration des systèmes de paiement transfrontaliers et la réduction des barrières commerciales devraient, selon lui, accélérer cette transformation.

Au-delà des questions économiques, l’entrepreneur a également livré un témoignage personnel sur son parcours. Il a rendu hommage à sa mère, Mariam Dicoh Konan, première femme chimiste de Côte d’Ivoire, dont l’image figure sur certaines pièces de monnaie du pays.

Il affirme avoir hérité d’elle des valeurs d’humilité, de discipline et de persévérance qui continuent de guider son parcours d’entrepreneur.

À travers son expérience, Jean-Luc Konan défend une conviction simple : le développement de l’Afrique passera par des entreprises capables d’innover, de financer l’économie réelle et d’accompagner l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs africains.

— M. KOSI

Vous pourriez aussi aimer

Le « leasing social » stoppé : 90 000 demandes, mais seulement 50 000 véhicules honorés – Quel impact sur la transition vers l’électrique ?
La RDC et l’Angola organisent leur troisième forum économique du 31 mars au 3 avril 2026
LME : baisse de 1,3% pour le cuivre à 9 703 $/t, la prudence domine le marché
Cuivre à 9 419 $/t : baisse de 0,5 % sous l’effet d’un dollar fort et de risques douaniers
L’Indonésie mise sur le port de Mombasa pour accéder aux marchés d’Afrique de l’Est et centrale
Partagez cet article
Facebook Email Print
Previous Article louis watum kabamba Cuivre et cobalt : Virtus Minerals fait le point sur les projets Étoile et Mutoshi devant le ministère des Mines
Next Article parc national de maïko Mines : le gouvernement suspend deux projets miniers près du Parc national de la Maïko
Aucun commentaire

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

- Advertisement -
Ad image

Récemment publié

rdc cÔte d’ivoire pour une rÉvolution du cacao
Cacao : la RDC et la Côte d’Ivoire veulent conquérir un marché africain de 1,4 milliard de consommateurs grâce à la transformation locale
A la une Agriculture Industrie
parc national de maïko
Mines : le gouvernement suspend deux projets miniers près du Parc national de la Maïko
A la une Environnement et Durabilité Mines
louis watum kabamba
Cuivre et cobalt : Virtus Minerals fait le point sur les projets Étoile et Mutoshi devant le ministère des Mines
A la une Mines
Konkola Copper Mines
Mines : la Chine place officiellement ses investissements miniers à l’étranger sous supervision étatique
A la une Mines
about us

We influence 20 million users and is the number one business and technology news network on the planet.

Find Us on Socials

LePoint.cdLePoint.cd
© Lepoint.cd . Ohelene Design Company. All Rights Reserved.
Rejoignez-nous !
Abonnez-vous à notre newsletter et ne manquez jamais nos dernières actualités, podcasts, etc.

Zéro spam, désabonnement possible à tout moment.
Welcome Back!

Sign in to your account

Username or Email Address
Password

Lost your password?