L’Inspection générale des finances a ouvert à Kinshasa une formation de six jours destinée aux journalistes et aux acteurs de la société civile. Cette session accompagne le Plan stratégique 2026-2028, qui introduit le contrôle systémique dans la surveillance des finances publiques.
Organisé au Chapiteau 19, avec l’appui de l’ASBL Toile d’Araignée, ce séminaire vise à mieux expliquer le rôle de l’IGF dans le suivi de l’argent public. L’objectif est simple : aider les médias et la société civile à comprendre les outils de contrôle, puis à relayer une information claire auprès des citoyens.
Un contrôle plus continu de l’argent public
À l’ouverture des travaux, l’Inspecteur général des finances, chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, a insisté sur le rôle des citoyens dans la gouvernance publique. Pour lui, le contrôle de l’État ne peut produire des résultats durables que si l’information circule mieux et si les citoyens comprennent les mécanismes de surveillance.
Le programme prévoit plusieurs modules sur l’histoire de l’IGF, son organisation, ses rapports avec les autres organes de contrôle et la communication financière publique. Les participants seront aussi formés aux nouveaux outils liés à la modernisation de l’administration.
Le Plan stratégique 2026-2028 met l’accent sur le contrôle systémique. Ce modèle ne se limite pas aux vérifications ponctuelles. Il repose sur un suivi plus régulier des flux financiers, l’usage des données numériques et l’identification rapide des risques de mauvaise gestion.
Pour les finances publiques, cette approche peut aider à mieux tracer les dépenses, limiter les irrégularités et renforcer la redevabilité. Dans un pays où chaque franc public compte pour financer les services de base, la compréhension de ces mécanismes devient aussi un enjeu citoyen.
— Joldie KAKESA






