Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé la troisième revue de son programme économique avec la République démocratique du Congo, ouvrant la voie à un nouveau décaissement de plus de 348 millions de dollars. Cette décision traduit la confiance de l’institution dans la résilience de l’économie congolaise, portée par le secteur minier, tout en rappelant que plusieurs réformes devront être poursuivies pour préserver les équilibres macroéconomiques.
Le Conseil d’administration du FMI a validé, vendredi 26 juin 2026, la troisième revue de l’accord conclu dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC) ainsi que la deuxième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Cette décision permettra à la RDC de recevoir 258,2 millions de dollars au titre de la FEC et 90,3 millions de dollars dans le cadre de la FRD, soit un montant global de 348,5 millions de dollars américains.
Depuis le lancement du programme en janvier 2025, les décaissements effectués au titre de la FEC atteignent désormais 1,03 milliard de dollars, confirmant la poursuite de l’appui financier du FMI aux réformes engagées par les autorités congolaises.
Une économie soutenue par les mines, mais confrontée à plusieurs risques
Dans son évaluation, le FMI estime que l’économie congolaise continue de faire preuve de résilience malgré un environnement international incertain.
Selon l’institution, cette performance s’explique principalement par la bonne tenue du secteur minier, qui continue de soutenir la croissance, les exportations et les recettes en devises. Le FMI souligne également que l’inflation est restée maîtrisée au cours des premiers mois de 2026, tandis que la position extérieure du pays s’est renforcée grâce à des conditions favorables sur les marchés internationaux des matières premières.
Toutefois, l’institution prévient que ces perspectives demeurent exposées à plusieurs facteurs de risque. Parmi eux figurent la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, l’épidémie d’Ebola, les incertitudes politiques ainsi que les conséquences économiques des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Le FMI appelle à poursuivre les réformes structurelles
Au-delà du nouveau financement, le FMI insiste sur la nécessité de consolider les progrès réalisés depuis plusieurs années. L’institution recommande un assainissement budgétaire progressif, le maintien d’une politique monétaire prudente, le renforcement des réserves extérieures ainsi que la poursuite des réformes destinées à améliorer l’environnement des affaires. Le FMI estime également que la diversification des exportations demeure une priorité afin de réduire la dépendance de l’économie congolaise aux matières premières et d’élargir les sources de croissance.
Les programmes conclus avec la RDC en janvier 2025 s’inscrivent dans cette logique. L’accord au titre de la Facilité élargie de crédit, d’un montant de 1,729 milliard de dollars, vise notamment à préserver la stabilité macroéconomique, renforcer la gouvernance, améliorer la gestion des finances publiques et accroître la mobilisation des recettes internes.
De son côté, la Facilité pour la résilience et la durabilité, dotée de 1,038 milliard de dollars, accompagne les investissements liés à l’adaptation au changement climatique, à la protection des forêts du bassin du Congo et à l’intégration des enjeux climatiques dans les politiques publiques.
Pour la RDC, ce nouveau décaissement constitue un soutien supplémentaire à la mise en œuvre de son programme économique. Mais il rappelle également que la confiance des partenaires financiers internationaux reste étroitement liée à la poursuite des réformes destinées à renforcer la stabilité des finances publiques, améliorer la gouvernance et diversifier l’économie au-delà du secteur minier.
— M. KOSI









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