L’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) accélère sa transformation numérique. Depuis le 27 juin 2026, l’ensemble du processus de délivrance des attestations de sous-traitance est entièrement dématérialisé. Cette réforme vise à réduire les délais de traitement, renforcer la sécurité des documents et simplifier les démarches des entreprises, dans un contexte où la numérisation des services publics devient un levier de compétitivité économique en République démocratique du Congo.
Avec cette réforme, les entreprises n’auront plus besoin d’attendre la délivrance d’un document physique. Les attestations sont désormais produites sous format électronique, signées numériquement et sécurisées par un QR Code permettant d’en vérifier instantanément l’authenticité. Les opérateurs économiques peuvent également consulter en ligne la liste des attestations valides sur le portail officiel de l’ARSP, une mesure destinée à limiter les risques de fraude documentaire et à renforcer la confiance entre donneurs d’ordre, sous-traitants et administrations.
Selon l’ARSP, cette numérisation couvre l’ensemble de la procédure, depuis l’introduction de la demande jusqu’à la délivrance de l’attestation. L’objectif affiché est de ramener progressivement le délai de traitement à sept jours, avant d’atteindre, à terme, 72 heures. Les premières attestations électroniques ont été délivrées à sept entreprises : Maskan Services SARL, Panafriva SARLU, NKAEL Services SARL, Mag Contractor SARL, Entreprise Générale Invest SARL, Liele Global Investment Corporation SARL et Perceve SARL.
Au-delà de la digitalisation, l’ARSP introduit une autre évolution importante : la durée de validité des attestations passe désormais de trois à cinq ans, aussi bien pour les nouvelles demandes que pour les renouvellements. Cette mesure devrait réduire la fréquence des démarches administratives pour les entreprises et améliorer la visibilité des sous-traitants engagés dans les différents secteurs d’activité.
Cette réforme dépasse le simple cadre administratif. Elle s’inscrit dans les efforts de modernisation de l’environnement des affaires en RDC, où la réduction des délais, la simplification des procédures et la transparence des services publics constituent des attentes fortes du secteur privé. Dans un contexte marqué par les réformes économiques engagées pour attirer davantage d’investissements, la numérisation des procédures administratives apparaît comme un facteur susceptible de renforcer la compétitivité du pays.
En généralisant les attestations électroniques, l’ARSP entend ainsi moderniser ses services, améliorer la qualité de la relation avec les opérateurs économiques et accompagner la transformation numérique de l’administration publique. Pour les entreprises, cette évolution pourrait se traduire par un accès plus rapide aux marchés, une réduction des coûts administratifs et une meilleure sécurisation des documents exigés dans les activités de sous-traitance.
— M. KOSI









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