Les réserves internationales de la République démocratique du Congo sont revenues à 8,04 milliards USD au 9 juillet 2026, contre 8,27 milliards USD une semaine plus tôt. Ce recul de 227,05 millions USD ramène la couverture extérieure de 3,16 à 3,07 mois d’importations de biens et de services.
Les avoirs extérieurs détenus par la Banque centrale du Congo ont diminué de 2,75 % entre le 2 et le 9 juillet 2026, selon un calcul de Lepoint.cd fondé sur les données de l’Institut d’émission. Leur niveau exact s’établit à 8 040,77 millions USD, soit environ 8,04 milliards USD, et non à 8 040 milliards USD.
Une semaine auparavant, les réserves avaient atteint 8 267,82 millions USD après une progression hebdomadaire de 402,99 millions USD. La BCC avait alors associé cette hausse aux achats de devises réalisés sur le marché interbancaire ainsi qu’aux décaissements liés à la Facilité élargie de crédit et à la Facilité pour la résilience et la durabilité.
Le repli constaté au 9 juillet efface ainsi plus de la moitié de l’augmentation enregistrée la semaine précédente. Il ne ramène toutefois pas les réserves en dessous de leur niveau de fin 2025, lorsqu’elles s’élevaient à 7,70 milliards USD et couvraient 2,94 mois d’importations. Le stock disponible au 9 juillet reste supérieur de 336,81 millions USD à celui de décembre 2025.
La couverture extérieure reste légèrement supérieure à trois mois
Avec 3,07 mois d’importations de biens et de services, la couverture extérieure demeure légèrement supérieure à trois mois. Elle s’est néanmoins réduite par rapport aux 3,16 mois enregistrés au 2 juillet.
Les réserves internationales sont constituées principalement d’avoirs en devises détenus par la Banque centrale. Elles servent à répondre aux besoins de paiement extérieur, à soutenir les opérations de change et à renforcer la capacité du pays à absorber des tensions sur ses échanges avec le reste du monde.
Leur évolution doit être observée sur une période plus longue qu’une seule semaine. Les données de 2026 montrent en effet des mouvements réguliers dans les deux directions. Les réserves s’élevaient à 7,13 milliards USD au 24 février, à 7,27 milliards USD au 25 mars, puis à 8,05 milliards USD au 6 mai. Elles étaient redescendues à 7,48 milliards USD au début de juin avant de dépasser 8,26 milliards USD au début de juillet.
Cette succession de hausses et de baisses montre que le niveau des réserves dépend des entrées et des sorties de devises enregistrées par la Banque centrale. Les décaissements extérieurs, les achats de devises, les opérations du Trésor et les besoins de paiement internationaux peuvent modifier rapidement leur niveau d’une semaine à l’autre.
Un indicateur à suivre avec le taux de change
Le recul des réserves intervient parallèlement à une légère dépréciation du franc congolais. Au 10 juillet, le dollar s’échangeait à 2 250 CDF sur le marché interbancaire et à 2 340 CDF sur le marché parallèle. La monnaie nationale avait perdu respectivement 0,19 % et 0,27 % en une semaine.
Les deux mouvements ne suffisent pas, à eux seuls, pour établir une relation directe entre la baisse des réserves et l’évolution du taux de change. Ils montrent cependant l’importance de suivre conjointement les avoirs extérieurs, la demande de devises et les écarts entre les marchés interbancaire et parallèle.
Pour les importateurs, les banques et les investisseurs, la couverture en mois d’importations reste un indicateur de la capacité du pays à financer ses achats extérieurs. Pour la BCC, l’objectif consiste à préserver un niveau de réserves compatible avec les besoins de l’économie, tout en maintenant la stabilité des prix et du marché des changes.
Après le sommet de 8,27 milliards USD atteint au début de juillet, les prochaines publications permettront de déterminer si le recul de 227,05 millions USD constitue une correction ponctuelle ou le début d’une diminution plus durable des avoirs extérieurs.
— Peter MOYI









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