Le train urbain reliant la Gare centrale à l’aéroport international de N’Djili reprend son service à partir du 17 août 2026. Deux départs matinaux sont annoncés depuis le centre-ville, à 6 h 30 et 8 h 30, avec des tarifs allant de 1 000 à 2 500 CDF selon la catégorie de place.
La liaison ferroviaire entre le centre de Kinshasa et l’aéroport international de N’Djili revient dans l’offre de transport public de la capitale. Le ministère des Transports, Voies de communication et Désenclavement a annoncé la reprise du service à compter du lundi 17 août, avec dans un premier temps deux rotations au départ de la Gare centrale. La première est programmée à 6 h 30 et la seconde à 8 h 30.
Le barème communiqué prévoit trois catégories de places. La première classe est annoncée à 1 000 CDF, la deuxième à 2 000 CDF et la catégorie VIP à 2 500 CDF. Ces niveaux placent le train parmi les options de transport collectif accessibles sur cet axe, alors que les déplacements routiers entre le centre-ville et l’est de Kinshasa restent fortement exposés aux embouteillages.
Une ligne de 25 kilomètres relancée après quinze ans
La reprise du 17 août intervient après le trajet inaugural effectué le 30 juin 2026 par Félix Tshisekedi. La Présidence avait alors annoncé la relance de cette ligne ferroviaire de 25 kilomètres, restée inactive pendant près de quinze ans. L’objectif affiché était notamment de diversifier les moyens de déplacement dans la capitale, de réduire la pression sur les axes routiers et d’offrir une liaison supplémentaire vers l’aéroport.
Lors de cette inauguration, le trafic quotidien devait commencer dans les semaines suivantes. La Présidence indiquait également que l’exploitation de la ligne devait permettre de réduire de 20 à 30 minutes la durée du déplacement entre la Gare centrale et l’aéroport. Le démarrage annoncé pour le 17 août constitue donc le passage du trajet inaugural à une desserte destinée aux usagers.
L’intérêt économique de cette liaison tient notamment au temps perdu dans la circulation à Kinshasa. Pour les travailleurs, commerçants et voyageurs utilisant l’axe entre la Gombe et l’est de la capitale, la régularité du rail peut offrir une alternative aux taxis, taxis-bus et véhicules particuliers lorsque les principaux axes routiers sont saturés.
L’impact réel dépendra toutefois de la fréquence et de la continuité de l’exploitation. Avec seulement deux départs annoncés pour cette phase de reprise, la ligne ne peut pas encore absorber une part importante des déplacements quotidiens de la capitale. Son efficacité pourra être mesurée par la régularité des rotations, la fréquentation, le respect des horaires et une éventuelle extension du nombre de dessertes.
La Présidence avait également évoqué, lors de la relance de juin, une extension future du trafic ferroviaire urbain vers la partie ouest de Kinshasa, entre la Gare centrale et Kintambo Magasin.
Pour le moment, le premier test porte donc sur la liaison Gare centrale–Aéroport. Après l’investissement nécessaire à sa remise en service, la capacité à maintenir durablement les rotations annoncées déterminera si le rail peut retrouver une place plus importante dans la mobilité quotidienne de Kinshasa.
— J. KAKESA









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