La Zone économique spéciale de Kin-Malebo dispose désormais de 10 mégawatts d’électricité et de 4,5 kilomètres de voirie achevés. Lors d’une visite effectuée le 18 septembre 2026, le ministre de l’Industrie ad intérim, Justin Kalumba Mwana-Ngongo, a examiné l’avancement des infrastructures et les procédures qui freinent encore l’installation des entreprises. Seize opérateurs sont actuellement accompagnés par l’aménageur, tandis que la zone vise plus de 40 entreprises et environ 5 000 emplois directs à terme.
La Zone économique spéciale de Kin-Malebo progresse dans ses travaux d’aménagement, mais son développement industriel dépend encore de la finalisation de certaines infrastructures et formalités administratives. C’est le constat qui ressort de la visite effectuée vendredi 18 septembre par Justin Kalumba Mwana-Ngongo, ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, assurant également l’intérim à l’Industrie.
Située dans la commune de la N’Sele, à Kinshasa, cette plateforme est développée dans le cadre d’un partenariat associant notamment l’aménageur ARISE et son partenaire SIDIC. Le projet comprend des infrastructures industrielles et logistiques destinées à accueillir des entreprises de production et de transformation.
La responsable marketing de Kin-Malebo, Nadine Mutaka, a indiqué que 16 opérateurs bénéficient actuellement d’un accompagnement dans leur processus d’installation. Ce chiffre décrit les entreprises suivies par l’aménageur et non le nombre d’usines déjà entrées en production. L’objectif présenté lors de la visite est d’accueillir plus de 40 opérateurs lorsque la zone aura atteint son régime de fonctionnement prévu.
L’électricité et les accès routiers conditionnent l’installation des usines
Les infrastructures constituent le premier volet du chantier. Selon les données présentées à la délégation ministérielle, Kin-Malebo dispose de 10 MW d’électricité et de 4,5 kilomètres de voirie achevés, sur un objectif de 9 kilomètres. Les travaux restant à réaliser doivent notamment faciliter l’accès des entreprises à leurs parcelles et la circulation des marchandises à l’intérieur de la zone.
La question énergétique est tout aussi déterminante. Les industriels ont besoin d’une alimentation suffisamment fiable pour faire fonctionner leurs équipements, organiser leurs cycles de production et maîtriser leurs coûts. La disponibilité annoncée de 10 MW représente ainsi une première capacité d’accueil, dont l’adéquation devra être appréciée au regard des besoins des entreprises qui s’installeront effectivement.
Au-delà des travaux physiques, Justin Kalumba a identifié des difficultés administratives, particulièrement la mise en place du guichet unique et les procédures d’approbation des équipements destinés aux opérateurs. Il s’est engagé à accélérer leur traitement dès la semaine suivant sa visite.
Ces formalités ont une incidence directe sur les calendriers industriels. Une entreprise ayant obtenu son agrément peut encore rencontrer des retards dans l’importation de ses machines, leur dédouanement ou la préparation de son site. La réduction de ces délais constitue donc l’un des paramètres à suivre pour apprécier la capacité de Kin-Malebo à convertir les projets d’implantation en unités productives.
Un objectif de 5 000 emplois directs
L’aménageur table sur environ 5 000 emplois directs à terme. Un terrain de deux hectares est également réservé à la formation professionnelle afin de préparer les compétences nécessaires aux futures entreprises et de favoriser le recrutement local.
Ces perspectives s’inscrivent dans les ambitions industrielles déjà présentées par le Gouvernement. Début septembre, Justin Kalumba évoquait 250 millions USD d’investissements annoncés à Kin-Malebo et 25 entreprises en cours d’installation. Ce périmètre déclaré précédemment diffère des 16 opérateurs actuellement accompagnés mentionnés lors de la visite du 18 septembre. Les informations disponibles ne permettent pas de déterminer si ces chiffres correspondent à des étapes distinctes du processus d’implantation.
L’enjeu sera désormais de mesurer la conversion de ces intentions en investissements exécutés. Les prochains résultats attendus concernent l’achèvement des voies internes, le fonctionnement du guichet unique, l’arrivée des équipements industriels et surtout l’entrée en production des premières unités. C’est à travers ces réalisations que pourront être appréciées les retombées de Kin-Malebo sur l’emploi et la substitution progressive de produits fabriqués localement aux importations.
Peter MOYI









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