Le nombre d’étudiants congolais inscrits dans l’enseignement supérieur français a progressé de 44 % en cinq ans pour atteindre 3 452 durant l’année universitaire 2024-2025. Alors que les candidatures auprès de Campus France RDC augmentent encore de près de 17 %, l’Ambassade de France organise la septième édition du Salon de l’étudiant, pour la première fois à Lubumbashi le 23 septembre, puis à Kinshasa les 25 et 26 septembre 2026.
La mobilité universitaire entre la République démocratique du Congo et la France poursuit sa progression. Selon les chiffres présentés par l’Ambassade de France à l’occasion du Salon de l’étudiant 2026, les établissements français accueillent environ 3 450 étudiants de nationalité congolaise. Cette évolution s’accompagne d’une augmentation de près de 17 % du nombre de dossiers déposés auprès de Campus France lors de la campagne en cours.
Les dernières données détaillées de Campus France situent précisément les effectifs à 3 452 étudiants pour l’année universitaire 2024-2025, dont 46 % de femmes. Les universités en accueillent 2 186, soit 63 % du total. Les écoles de commerce comptent 412 étudiants congolais, contre 158 dans les écoles d’ingénieurs. Ces deux dernières catégories enregistrent respectivement des progressions de 243 % et 305 % sur cinq ans, bien que leurs effectifs restent inférieurs à ceux des universités.
Pour les organisateurs, cette hausse rend l’orientation plus importante. Un projet d’études à l’étranger suppose de comparer les programmes, leurs conditions d’admission, la reconnaissance des diplômes, les perspectives professionnelles et les dépenses liées au séjour. Le Salon de l’étudiant, organisé conjointement par Campus France, l’Institut français et l’Ambassade de France, entend répondre à ces questions avant le dépôt des candidatures.
Une première édition à Lubumbashi et des formations présentées en immersion
Après avoir accueilli plus de 3 000 participants à Kinshasa en 2025, le salon sera organisé cette année dans deux villes. Lubumbashi accueillera sa première édition le mercredi 23 septembre à l’Institut français, tandis que les rencontres de Kinshasa se tiendront les vendredi 25 et samedi 26 septembre. Les trois journées se dérouleront de 10 heures à 17 heures, avec une entrée libre et gratuite.
Placée sous le thème « Vivez les études avant de les choisir », cette édition privilégiera la découverte pratique des formations. Les participants pourront explorer différents cursus, échanger avec des professionnels et rencontrer des représentants d’établissements français, présents sur place ou à distance. Les domaines présentés comprendront notamment l’ingénierie, la communication, les sciences politiques, le design, l’hôtellerie, la banque et l’assurance.
Des établissements tels que Sciences Po Paris, HEC Paris, Excelia, ISTEC Business School, l’Université de Reims Champagne-Ardenne et l’Université de Pau et des Pays de l’Adour figurent parmi les participants annoncés. Des dispositifs de réalité virtuelle permettront également de visiter certains campus français, tandis que les équipes de Campus France proposeront des séances d’information sur les procédures d’études en France.
L’événement intervient dans un contexte de renforcement de la coopération universitaire franco-congolaise. Le Projet d’appui à l’enseignement supérieur, financé par l’Agence française de développement à hauteur de 25 millions d’euros et mis en œuvre par Expertise France, soutient notamment la modernisation des formations, les infrastructures universitaires et le développement des compétences scientifiques.
La coopération comprend également un dispositif de bourses porté conjointement par la France et la Fondation Lona. En 2026, 57 étudiants bénéficient d’une prise en charge pour poursuivre leurs études en France. Selon l’Ambassade, les membres de la première cohorte revenus en RDC mettent déjà leurs compétences au service d’entreprises et de ministères.
Pour cette septième édition, l’ouverture du salon à Lubumbashi doit élargir l’accès à l’information universitaire au-delà de Kinshasa. La progression des candidatures permettra ensuite d’observer si cet intérêt croissant se traduit par davantage d’admissions et d’inscriptions effectives dans les établissements français.
J. KAKESA









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