KoBold Metals attend une dérogation du Conseil de sécurité de l'ONU pour importer un gradiomètre de gravité embarqué sur avion, un équipement à usage aussi militaire. L'entreprise craint de manquer la saison sèche et de perdre un an sur son programme de 50 millions de dollars. Pékin conteste toute entrave.

KoBold Metals attend une dérogation du Conseil de sécurité de l’ONU pour importer un gradiomètre de gravité embarqué sur avion, un équipement à usage aussi militaire. L’entreprise craint de manquer la saison sèche et de perdre un an sur son programme de 50 millions de dollars. Pékin conteste toute entrave.
KoBold Metals attend une autorisation internationale pour importer en RDC l’équipement d’un levé aérien destiné à cartographier des gisements, a rapporté le Financial Times le 30 octobre 2026. Le matériel est un gradiomètre de gravité tensoriel monté sur avion, qui mesure de faibles variations de gravité pour repérer des structures souterraines, selon Ecofin. Il a aussi des usages militaires.
L’embargo de l’ONU sur les armes à destination de la RDC, instauré en 2003, ne s’applique plus au gouvernement congolais depuis 2008. Il vise toujours les entités non gouvernementales présentes dans le pays. Une dérogation du comité des sanctions du Conseil de sécurité est donc nécessaire pour qu’un sous-traitant introduise ce type de matériel. Le département d’État américain a déposé la demande pour le compte d’un sous-traitant de KoBold. Selon Ecofin, aucune approbation n’était rapportée au 31 octobre.
KoBold craint de manquer la fenêtre de prospection de la saison sèche, car les levés aériens dépendent des conditions météorologiques. Un retard ferait reculer le levé d’environ un an. L’entreprise poursuit les forages, l’échantillonnage géologique et d’autres levés aériens.
Dans une lettre de septembre au département d’État, KoBold disait redouter que la Chine utilise le processus onusien pour entraver ses opérations en RDC. Pékin a rejeté cette accusation, jugée contraire aux faits. Les documents publics du comité ne permettaient pas, au 31 octobre, de savoir si la Chine avait formellement fait objection, selon Ecofin.
KoBold prévoit un programme d’exploration de plus de 50 millions de dollars en RDC d’ici le premier trimestre 2027, dont plus de 20 millions de paiements au Cadastre minier pour ses permis, d’après Ecofin. Le registre du Cadastre minier recensait 14 permis actifs au 30 septembre 2026, sur environ 3 000 km² dans le Tanganyika, le Haut-Lomami et le Haut-Katanga, d’après Actualite.cd.
Lors du café de presse du Cadastre minier du 29 octobre, KoBold a indiqué lever ses permis de cuivre du sud du Katanga, avec 15 000 km de levés réalisés à ce jour. Elle prévoit un levé comparable à Manono, sans date de démarrage. À Manono, Zijin Mining développe la partie nord-est du gisement de lithium et a commencé à exporter du concentré en juillet 2026.
P. MOYI





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