Les primes d'assurance contre la violence politique ont été multipliées par cinq à dix pour certains risques miniers congolais en 2025, selon Global Finance. Elles reviennent vers leurs niveaux d'avant la crise, d'après Reuters. Pour les projets, l'enjeu devient la capacité de couverture exigée par les prêteurs.

Les primes d’assurance contre la violence politique ont été multipliées par cinq à dix pour certains risques miniers congolais en 2025, selon Global Finance. Elles reviennent vers leurs niveaux d’avant la crise, d’après Reuters. Pour les projets, l’enjeu devient la capacité de couverture exigée par les prêteurs.
Global Finance publie le 4 novembre 2026 un article sur l’assurance des projets congolais contre la violence politique. Valéry Safarian, conseiller du conseil de SFA Congo, y indique que les primes ont augmenté de cinq à dix fois en 2025 pour certains risques miniers. Il relie cette hausse aux combats du M23 dans l’est et aux manifestations antigouvernementales dans la capitale. Reuters situait le pic après la prise de Goma par les rebelles en janvier 2025.
SFA Congo, deuxième assureur du pays, a vu son portefeuille de violence politique doubler, de 3 à 6 millions de dollars en un an, d’après Reuters. La demande est montée presque du jour au lendemain, avec des entreprises pressées de renouveler ou d’acheter une couverture. Environ un quart de son activité vient des mines, et elle assure près de la moitié des exploitants. Son chiffre d’affaires est passé de 73 millions de dollars en 2024 à plus de 81 millions en 2025. CMOC, Glencore, Eurasian Resources et Chemaf figurent parmi les groupes touchés par ces hausses.
Les primes ont reculé en 2026, car de nouveaux réassureurs ont ajouté de la capacité. Les taux sont revenus vers leurs niveaux d’avant la crise dès janvier, selon Reuters. L’indice Marsh du deuxième trimestre 2026 relève une baisse de 16 % des taux dans la zone Inde, Moyen-Orient et Afrique, la plus forte au monde, et une stabilisation des taux de violence politique, d’après Global Finance.
Pour M. Safarian, la capacité compte plus que le prix. Une contrainte d’assurance devient une contrainte de financement quand la couverture ne répond plus aux exigences des prêteurs. Les investisseurs engagés pour 10 à 20 ans font face à un risque de renouvellement, et les prêteurs peuvent durcir leurs conditions si la couverture diminue. Lesley Ndlovu, directrice générale d’AfrexInsure, conseille aux promoteurs d’associer les assureurs avant la clôture financière. Elle cite les limites de garantie suffisantes et les franchises acceptables comme principales préoccupations.
En mai 2026, la Banque africaine de développement a approuvé une prise de participation de 125 millions de dollars dans l’ATIDI, assureur africain du risque politique et de crédit. Son responsable de la souscription estime que la demande dépasse souvent l’offre annuelle. Le marché congolais de l’assurance non-vie atteignait environ 350 millions de dollars de primes en 2025, contre 67 millions en 2018.
H. KABAMBA





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