Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a suspendu le directeur général du SAEMAPE par un arrêté signé le 21 octobre 2026. Il lui reproche de ne pas avoir prévenu l'exploitation artisanale illicite dans des concessions du Lualaba et du Haut-Katanga, et d'y avoir installé irrégulièrement des services percepteurs.

Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a suspendu le directeur général du SAEMAPE par un arrêté signé le 21 octobre 2026. Il lui reproche de ne pas avoir prévenu l’exploitation artisanale illicite dans des concessions du Lualaba et du Haut-Katanga, et d’y avoir installé irrégulièrement des services percepteurs.
Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a suspendu de ses fonctions le directeur général du Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE), Jean-Paul Kapongo Kadiobo. L’arrêté ministériel a été signé le 21 octobre 2026 à Kinshasa. Invoquant l’urgence, le ministre l’a rendu exécutoire dès sa signature. Le secrétaire général aux Mines est chargé de son exécution.
Selon l’arrêté, le responsable du SAEMAPE est reproché de « manquements aux devoirs de ses fonctions ». Le texte lui fait grief de n’avoir pas pris les mesures nécessaires pour prévenir l’exploitation minière artisanale illicite dans des périmètres miniers concédés. Il cite particulièrement les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga.
Le deuxième grief porte sur l’installation irrégulière de services percepteurs du SAEMAPE dans des concessions attribuées à des titulaires de droits miniers. D’après l’arrêté, cette situation aurait privé ces titulaires de la pleine jouissance de leurs droits et exposé l’État congolais aux conséquences des préjudices subis par des tiers. Ces motifs sont ceux de l’arrêté et ne constituent pas des constats établis par une décision de justice.
Le SAEMAPE est un service public d’encadrement créé par le décret du 4 avril 2017. Jean-Paul Kapongo était à Kolwezi le 31 août dernier, selon Actualité.cd, pour visiter les zones d’exploitation artisanale (ZEA) pilotes 350 et 371. Ces zones sont des périmètres réservés aux artisans, à l’écart des concessions industrielles, que le service doit contribuer à rendre exploitables.
Le ministère comptait 64 ZEA identifiées, dont 33 au Lualaba et 31 au Haut-Katanga, dans son bilan d’un an publié le 14 août, d’après La Prospérité reprise par AllAfrica. Le ministre avait annoncé le chiffre de 64 zones le 17 novembre 2025, à Kolwezi, lors d’une réunion de crise après un accident minier mortel dans le Lualaba.
Le ministre a déjà durci l’encadrement du secteur artisanal. Par arrêté du 19 décembre 2025, il avait suspendu l’exploitation artisanale et la commercialisation du cuivre et du cobalt sur l’ensemble du territoire, pour mettre fin aux transactions jugées illicites et à l’envahissement des périmètres miniers par des exploitants clandestins. La suspension a été levée partiellement le 5 janvier 2026, et le SAEMAPE devait alors encadrer obligatoirement le traitement des minerais venant du Haut-Katanga.





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