Dans sa divulgation publique, Kamoa Copper classe le parc à résidus de Kakula en conséquence élevée et annonce 83 % de conformité à la norme GISTM. Seules 53 des 79 exigences sont pleinement respectées, 13 le sont partiellement et 7 ne le sont pas, ce qui change la lecture du chiffre.

Dans sa divulgation publique, Kamoa Copper classe le parc à résidus de Kakula en conséquence élevée et annonce 83 % de conformité à la norme GISTM. Seules 53 des 79 exigences sont pleinement respectées, 13 le sont partiellement et 7 ne le sont pas, ce qui change la lecture du chiffre.
Kamoa Copper SA a publié une déclaration publique sur le parc à résidus de Kakula, au titre du principe 15 de la norme mondiale de gestion des résidus miniers (GISTM). Les résidus sont les boues et les sables qui restent après le traitement du minerai. Ils sont stockés derrière une digue, dans un parc à résidus (TSF en anglais). Le document, daté de juillet 2026, situe l’ouvrage dans le Lualaba, à environ 30 kilomètres de Kolwezi, à 5 kilomètres en amont de la mine de Kakula.
La cellule 1 est en service depuis le 26 mai 2021. Les cellules 2 et 3 devaient être mises en service à la mi-2026, et l’exploitation du parc est prévue jusqu’en 2038. Seule la cellule 1 a reçu des résidus à la date de publication, à hauteur de 43 millions de tonnes, selon le document. La capacité de stockage est de 65 millions de tonnes pour la cellule 1, 14 pour la cellule 2 et 16 pour la cellule 3, soit environ 95 millions de tonnes au total, d’après un calcul de Lepoint.cd. La cellule 1 serait ainsi remplie aux deux tiers (66 %), avec 22 millions de tonnes de marge, d’après un calcul de Lepoint.cd.
| Capacité de stockage | |
|---|---|
| Cellule 1 | 65 Mt |
| Cellule 2 | 14 Mt |
| Cellule 3 | 16 Mt |
Les trois digues sont de type aval, construites en remblai compacté avec une géomembrane en polyéthylène haute densité sur le versant amont et des drains internes. La pente aval est de 3 horizontal pour 1 vertical. La digue de la cellule 1 mesure 45 mètres de haut et doit atteindre 50 mètres. Celle de la cellule 2 passe de 22 à 40 mètres, celle de la cellule 3 de 38 à 53 mètres. Le parc est dimensionné pour une crue de conception de récurrence 1 sur 10 000 ans, avec un déversoir de fermeture.
Selon la matrice du GISTM et une analyse de rupture de barrage, le parc relève de la catégorie de conséquence « élevée », classée « haut risque ». Le mode de défaillance retenu est l’instabilité globale des pentes, jugée peu probable compte tenu de la conception et des contrôles, mais aux conséquences potentiellement importantes. Le niveau de risque est présenté comme maîtrisé à un niveau acceptable, à l’issue d’une évaluation semi-quantitative.
L’ingénieur désigné, Epoch Resources, réalise des inspections trimestrielles et des revues mensuelles avec l’ingénieur responsable du parc. Knight Piésold Afrique du Sud effectue une revue annuelle. Son examen technique de novembre 2025 conclut à la stabilité de l’ouvrage, à la maîtrise des infiltrations et à des pressions interstitielles dans les limites d’exploitation.
Le plan d’urgence est appliqué depuis le 1er décembre 2024. Il comporte trois niveaux, vert, jaune et rouge. Le code rouge se divise en niveau 1, qui alerte les équipes, et niveau 2, qui déclenche l’évacuation immédiate de la zone d’influence. Une simulation de rupture est prévue au moins tous les trois ans avec des parties prenantes externes.
L’évaluation 2025 de la cellule 1 porte sur 79 exigences du GISTM. Cinquante-trois sont conformes, 13 partiellement conformes, 7 non conformes et 6 non applicables. Le taux de 83 % résulte d’une pondération qui compte les exigences conformes pour 1, les partielles pour 0,5, les non conformes pour 0 et les non applicables pour 1.
Sans les exigences non applicables, le score serait de 81,5 % et la part des exigences pleinement respectées de 72,6 %, d’après un calcul de Lepoint.cd.
| Conformes | Partiellement conformes | Non conformes | Non applicables | |
|---|---|---|---|---|
| Évaluation 2025 | 53 exigences | 13 exigences | 7 exigences | 6 exigences |
Des plans d’action structurés sont en cours, suivis par l’ingénieur désigné et par des auditeurs indépendants. Le document identifie aussi des lacunes dans le domaine des droits humains, notamment l’exposition potentielle des personnes qui pénètrent dans les zones interdites et des risques résiduels pour les moyens de subsistance, la santé et l’accès à l’eau. Un plan d’action est en place. Un comité de traitement des réclamations remet chaque semaine un rapport à la direction, et l’efficacité du mécanisme est évaluée tous les six mois.
Une provision de fermeture est actualisée chaque année, avec une confirmation annuelle de la capacité financière. Le plan prévoit un remodelage, la remise en place d’une couche arable et la revégétalisation des pentes et du sommet, avec une réduction du bassin. Des études sont en cours pour l’optimiser. Au terme de l’exploitation, en 2038, le parc doit couvrir 1 043 hectares, contre 246 hectares aujourd’hui.





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