Un an après l'effondrement qui a tué plus de 30 creuseurs au Lualaba, la société PAJECLEM met deux carrés miniers à disposition de la coopérative COMIKAN. Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a supervisé l'accord le 2 novembre. Les artisans étaient écartés du site depuis plus d'une année.

Un an après l’effondrement qui a tué plus de 30 creuseurs au Lualaba, la société PAJECLEM met deux carrés miniers à disposition de la coopérative COMIKAN. Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a supervisé l’accord le 2 novembre. Les artisans étaient écartés du site depuis plus d’une année.
Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a supervisé lundi 2 novembre la mise en œuvre d’un accord entre la société PAJECLEM et la coopérative COMIKAN sur le site minier de Mulondo, dans le territoire de Mutshatsha, au Lualaba. PAJECLEM cède deux carrés miniers aux exploitants artisanaux. Elle conserve ses prérogatives sur le reste du site.
Le drame de novembre 2025 avait fait plus de 30 morts parmi les creuseurs artisanaux, à la suite d’un mouvement de panique ayant provoqué un effondrement. Le gouvernement provincial avait fait état d’un bilan provisoire de 35 morts le 18 novembre 2025, d’après l’ACP.
Dans les mois suivants, l’accès au site et la reprise des activités artisanales ont opposé COMIKAN à PAJECLEM, qui a repris les activités autrefois menées par Chemaf. Les exploitants artisanaux sont restés à l’écart pendant plus d’une année. Le ministre est intervenu pour rapprocher les parties et obtenir une issue négociée.
Le compromis prévoit que les deux carrés miniers permettent la reprise des activités artisanales dans un périmètre clairement délimité. Le ministre a inspecté les espaces concernés et échangé avec les parties, en présence du ministre provincial des Mines et de la commission interservices chargée de l’assainissement du secteur minier. Il a aussi donné des orientations pour encadrer cette organisation et prévenir de futurs conflits.
La reprise de l’activité dépendra de l’application des engagements pris, du respect des périmètres attribués et des garanties de sécurité pour les acteurs présents sur le site. Le directeur général de COMIKAN a salué l’aboutissement de la démarche et remercié les autorités. Il a appelé les exploitants artisanaux à respecter les règles encadrant leurs activités.
SIGNATURE
P. MOYI





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