Vodacom Congo a contribué pour 5,1 milliards de rands, environ 281 millions de dollars, aux finances publiques de la RDC sur l'exercice clos en mars 2025, selon Vodacom Group. La filiale affiche pourtant une perte avant impôt de 760 millions de rands, que le groupe explique par des redressements fiscaux et des intérêts non déductibles.

Vodacom Congo a contribué pour 5,1 milliards de rands, environ 281 millions de dollars, aux finances publiques de la RDC sur l’exercice clos en mars 2025, selon Vodacom Group. La filiale affiche pourtant une perte avant impôt de 760 millions de rands, que le groupe explique par des redressements fiscaux et des intérêts non déductibles.
Sur l’exercice clos le 31 mars 2025, Vodacom Congo a contribué pour 5,1 milliards de rands aux finances publiques congolaises, selon le rapport de transparence fiscale de Vodacom Group. C’est un peu plus que l’année précédente (4,9 milliards). Au taux implicite des comptes du groupe, cela représente environ 281 millions de dollars, soit 39,3 % du chiffre d’affaires de la filiale cette année-là.
Ce montant se répartit en trois blocs. Les impôts supportés directement par l’entreprise atteignent 1,8 milliard de rands, dont 795 millions d’impôt sur les sociétés, contre 576 millions un an plus tôt. Le reste, environ 1 milliard, regroupe les droits de douane et d’importation, les taxes foncières, les cotisations sociales et les droits de timbre. Les taxes collectées pour le compte de l’État totalisent 2,4 milliards de rands. Elles comprennent 1,2 milliard de TVA nette, 969 millions de droits d’accises propres aux télécommunications et 239 millions d’impôts sur les salaires. Enfin, les contributions non fiscales, c’est-à-dire les redevances de fréquences, les frais de licence et la contribution au service universel, triplent, de 0,3 à 0,9 milliard de rands.
| Montant | |
|---|---|
| TVA nette | 1 200 M ZAR |
| Autres impôts directs | 1 000 M ZAR |
| Accises télécoms | 969 M ZAR |
| Redevances et licences | 900 M ZAR |
| Impôt sur les sociétés | 795 M ZAR |
| Impôts sur les salaires | 239 M ZAR |
Le tableau pays par pays du même rapport montre une perte avant impôt de 760 millions de rands pour l’exercice 2025, contre un bénéfice de 157 millions un an plus tôt. Malgré cette perte, la charge d’impôt totale atteint 812 millions de rands, ce qui donne un taux effectif négatif de 106,8 %. L’impôt sur les sociétés effectivement payé s’élève à 912 millions de rands, retenues à la source sur dividendes comprises.
En 2024 déjà, la filiale avait supporté 1 066 millions de rands d’impôt pour 157 millions de bénéfice, soit un taux effectif de 679 %.
| Résultat avant impôt | Charge d'impôt totale | |
|---|---|---|
| 2024 | 157 M ZAR | 1 066 M ZAR |
| 2025 | -760 M ZAR | 812 M ZAR |
Le groupe donne trois explications. La première tient aux contrôles fiscaux. En 2024, l’administration congolaise a clôturé les vérifications portant sur les exercices 2016 à 2019, ce qui s’est traduit par un complément d’impôt sur les sociétés. En 2025, la finalisation de la déclaration fiscale de janvier à décembre 2022 a conduit à un revenu imposable supérieur à celui déclaré, et donc à un nouveau paiement. La deuxième tient au calendrier, puisque l’impôt payé dans l’année est calculé sur le revenu imposable de l’exercice précédent. La troisième tient à la structure financière. Les intérêts que Vodacom Congo verse à ses actionnaires sur leurs prêts ne sont pas déductibles de son bénéfice imposable en RDC. Ces mêmes intérêts supportent par ailleurs une retenue à la source de 20 % lorsqu’ils sont payés.
Le groupe ajoute que Vodacom Congo a utilisé en 2024 la totalité de ses pertes fiscales reportables, ce qui a mécaniquement augmenté l’impôt payé en 2025. Selon le rapport, le dernier exercice fiscal contrôlé en RDC est 2021. Les années suivantes restent donc susceptibles de redressement.
Selon le même rapport pays par pays, Vodacom Congo a consacré 1,6 milliard de rands à ses dépenses d’investissement en 2025, contre 1,99 milliard un an plus tôt, soit 19,6 % de moins. Elles représentent 12,3 % de son chiffre d’affaires, contre 16 % en 2024. Les effectifs suivent la même pente. Selon les fiches ESG de l’opérateur, ils sont passés de 982 personnes en 2024 à 962 en 2025, puis à 871 en 2026, permanents et contractuels confondus. Les salaires et avantages versés atteignaient 769 millions de rands en 2025, en hausse de 33,7 %.
H. KABAMBA





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