La Commission électorale nationale indépendante (CENI) veut anticiper le financement des prochaines élections en inscrivant ses opérations préparatoires dans le budget de l’État pour 2027. Son président, Denis Kadima, a rencontré le 24 septembre 2026 le vice-Premier ministre chargé du Budget, Adolphe Muzito, afin d’examiner les besoins financiers de l’institution, particulièrement ceux liés à l’enrôlement des électeurs.
Le financement des élections prévues en 2028 entre dans les discussions budgétaires de l’exercice 2027. Jeudi 24 septembre, le président de la CENI, Denis Kadima, a été reçu par Adolphe Muzito au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre a permis à la centrale électorale de présenter ses besoins prioritaires et d’examiner leur prise en compte dans les prévisions financières de l’État.
Selon la communication officielle de la CENI, Denis Kadima a confirmé qu’une enveloppe destinée aux prochaines élections figure déjà dans le projet de loi de finances 2027 soumis au Parlement. Les discussions engagées avec le ministère du Budget doivent se poursuivre avec les autres institutions concernées jusqu’à l’adoption du texte.
L’objectif est de répartir les besoins financiers du processus électoral sur plusieurs étapes plutôt que de concentrer les dépenses sur l’année des scrutins. L’enrôlement des électeurs constitue notamment l’une des premières opérations pour lesquelles la CENI entend mobiliser des ressources.
L’enrôlement au premier rang des dépenses préparatoires
La préparation des élections nécessite des engagements financiers avant l’organisation des scrutins. Pour la CENI, cette programmation doit notamment permettre de financer les opérations d’identification et d’enregistrement des électeurs, qui précèdent les autres activités électorales.
La question se pose alors que le Gouvernement a déposé, le 15 septembre, un projet de budget 2027 évalué à 56 929 milliards de francs congolais, soit environ 24,8 milliards USD. Ce texte doit encore être examiné et adopté par le Parlement. Les crédits électoraux feront ainsi partie des arbitrages relatifs aux différentes priorités de dépenses publiques.
La rencontre entre Denis Kadima et Adolphe Muzito ne vaut donc pas adoption définitive du financement électoral. Elle s’inscrit dans le processus de préparation budgétaire, qui doit permettre de rapprocher les besoins présentés par la CENI des ressources que l’État prévoit de mobiliser.
À l’issue de l’audience, Denis Kadima a salué l’ouverture du ministre du Budget à l’examen des préoccupations de son institution. Il a également annoncé la poursuite des concertations avec les autres responsables impliqués dans la préparation et l’adoption du budget.
Pour la centrale électorale, la prochaine échéance sera l’examen parlementaire du projet de loi de finances 2027. Les crédits finalement votés, leur calendrier de décaissement et leur disponibilité effective détermineront les moyens dont elle disposera pour engager les premières opérations préparatoires des élections de 2028.
M. MASAMUNA









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