Kinshasa a accueilli le lancement de la Mission économique entre la RDC et l’Afrique du Sud, une initiative portée par le Fonds de Promotion de l’Industrie et the dti, avec l’appui de ANAPI et de la Fédération des Entreprises du Congo.

Cette mission s’inscrit dans la ligne défendue par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui met en avant l’industrialisation et la transformation de l’économie. L’objectif affiché est simple. Produire davantage sur place, créer des emplois et obtenir des réalisations visibles.
La cérémonie a été présidée par le vice-Premier ministre Guy Kabombo Muadiamvita, représentant la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Le message porté lors des échanges insiste sur un point, l’Afrique ne veut plus seulement exporter des matières premières, elle cherche aussi à bâtir des capacités industrielles sur le continent. Cela vise à produire localement ce qui est aujourd’hui importé, et à capter plus de valeur dans les chaînes de production.
De l’annonce aux usines, ce que les autorités attendent des investisseurs
Le directeur général du FPI a indiqué que l’institution est appelée à jouer un rôle plus actif dans le financement et l’accompagnement des projets industriels. L’idée est d’aider les investisseurs à passer plus vite du dossier aux chantiers, puis à la production.
Le ministre des PME, Justin Kalumba, a lui aussi mis l’accent sur les résultats sur le terrain. Il a cité la nécessité d’investissements effectifs, de partenariats entre entreprises des deux pays et d’unités industrielles opérationnelles. Une joint-venture, par exemple, est une entreprise créée ensemble par des partenaires qui partagent le capital et la gestion.
Côté sud-africain, la délégation était conduite par le ministre Parks Tau, avec le directeur général du dti Simphiwe Hamilton. Leur présence est présentée comme un signal d’intérêt pour une nouvelle phase de coopération économique, attendue autour de projets concrets.
— M. MASAMUNA

