Bourse de Kinshasa : la RDC s’allie à la SFI pour accélérer son lancement

Le gouvernement congolais et la Société financière internationale (SFI) ont signé, jeudi 18 juin à Kinshasa, un protocole de coopération destiné à accompagner la création de la future Bourse de Kinshasa. Ce partenariat vise à poser les bases du premier marché boursier du pays afin de faciliter le financement des entreprises et d'élargir les possibilités d'investissement en RDC.

La Rédaction

Le gouvernement congolais et la Société financière internationale (SFI) ont signé, jeudi 18 juin à Kinshasa, un protocole de coopération destiné à accompagner la création de la future Bourse de Kinshasa. Ce partenariat vise à poser les bases du premier marché boursier du pays afin de faciliter le financement des entreprises et d’élargir les possibilités d’investissement en RDC.

Le gouvernement franchit une nouvelle étape dans la construction du marché financier congolais. Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a conclu un accord de coopération avec la Société financière internationale (SFI), institution du Groupe Banque mondiale spécialisée dans le financement du secteur privé.

La signature est intervenue au Centre financier de Kinshasa, en présence du directeur pays de la SFI, Malick Fall, de la vice-ministre des Finances ainsi que des membres du cabinet du ministre.

Cette coopération intervient après l’adoption par l’Assemblée nationale du projet de loi portant création de la Bourse de Kinshasa. Le texte poursuit son parcours législatif au Sénat avant son entrée en vigueur.

Un partenariat pour bâtir le marché financier congolais

Un protocole de coopération destiné à accompagner la création de la future bourse de kinshasa
Un protocole de coopération destiné à accompagner la création de la future bourse de kinshasa

L’accord prévoit un accompagnement technique dans plusieurs domaines indispensables au fonctionnement de la future place boursière. Les deux partenaires travailleront notamment sur le renforcement du cadre réglementaire, la mise en place des infrastructures du marché financier, la formation des différents acteurs, le partage d’expertise ainsi que la préparation des premières opérations boursières.

Le programme prévoit aussi d’élargir progressivement la base des investisseurs. L’objectif est de créer un environnement capable d’attirer aussi bien les investisseurs nationaux qu’internationaux.

Pour le ministre des Finances, la réussite de cette réforme passera aussi par des mesures destinées à encourager les entreprises à utiliser le marché boursier. Il a évoqué la possibilité d’imposer à certaines grandes entreprises de réaliser leurs opérations d’augmentation de capital ou de cession de parts par l’intermédiaire de la future Bourse de Kinshasa. Une telle démarche permettrait de renforcer la transparence des transactions tout en mobilisant davantage l’épargne nationale.

Le ministre estime également que cette réforme ouvrira aux Congolais la possibilité de devenir actionnaires d’entreprises évoluant dans des secteurs stratégiques comme les mines, les télécommunications ou les infrastructures. Ce mécanisme permet à une entreprise de lever des capitaux auprès des investisseurs plutôt que de dépendre uniquement des prêts bancaires.

De son côté, la SFI considère que le développement d’un marché de capitaux solide constitue un levier pour mobiliser des financements à long terme. Ces ressources peuvent soutenir les investissements du secteur privé et accompagner la croissance de l’économie.

Selon Malick Fall, ce projet intervient à un moment où la RDC cherche à diversifier ses sources de financement et à améliorer l’accès des entreprises au capital pour soutenir leurs investissements.

La cérémonie a également été marquée par un hommage rendu à Malick Fall, qui arrive au terme de sa mission en République démocratique du Congo. Le ministre des Finances a salué sa contribution aux réformes engagées dans le secteur financier, notamment son implication dans l’élaboration du cadre juridique appelé à encadrer la future Bourse de Kinshasa. La poursuite de l’examen du projet de loi au Sénat constituera désormais la prochaine étape avant la concrétisation de cette réforme.

— M. MASAMUNA

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