Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a réuni le mercredi 17 Juin à Kinshasa le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, et le directeur général d’Azania Group, Mohamed Eidha Awadh, pour faire avancer le projet de digitalisation des procédures frontalières dans l’est du pays.
Au cœur des échanges figurait également le renforcement du Régime commercial simplifié (RECOS), mis en œuvre entre la RDC et le Burundi au poste frontalier de Kavimvira-Gatumba afin de faciliter les activités des petits commerçants transfrontaliers.
Pour le ministère du Commerce extérieur, cette réforme vise à endiguer la fraude, le dumping ainsi que les fuites de recettes publiques qui privent la province du Sud-Kivu d’environ 33 millions de dollars américains chaque mois.
A l’en croire, le futur dispositif numérique permettra notamment de sécuriser la perception des taxes et de renforcer la traçabilité des opérations commerciales aux frontières.


Par ailleurs, pour concrétiser cette ambition, la RDC compte s’appuyer sur l’expertise de l’entreprise tanzanienne Azania Group dans le domaine de la digitalisation des procédures douanières et frontalières.
Le Sud-Kivu servira de province pilote avant une éventuelle généralisation du système à l’ensemble du territoire national.
Julien Paluku a également souligné que la numérisation des procédures frontalières constitue un levier essentiel pour renforcer la transparence, moderniser l’administration commerciale et maximiser les recettes publiques.
De son côté, le gouverneur Jean-Jacques Purusi a salué cette initiative du gouvernement central, qu’il considère comme un outil stratégique pour améliorer la mobilisation des recettes et soutenir les efforts de développement dans une province confrontée à d’importants défis sécuritaires et socio-économiques.
Notons qu’une évaluation du projet est prévue dans les 45 prochains jours afin de déterminer les modalités de son déploiement progressif à l’échelle nationale.
Eldad B.








