Le Gouvernement a lancé une évaluation de la première phase du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) et demande un plan opérationnel de relance dans un délai de 15 jours. Les premières données présentées font état de 341 ouvrages livrés, tandis que 141 autres affichent un taux d’exécution inférieur à 70 %.
Le Gouvernement congolais veut accélérer l’exécution du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T), considéré comme l’un des principaux instruments d’investissement public dans les infrastructures de proximité. Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présidé, le 4 août à Kinshasa, une réunion technique consacrée à l’évaluation de la première phase et à la préparation d’un plan de relance.
La rencontre a réuni les principales agences d’exécution, notamment le Bureau central de coordination (BCECO), la Cellule d’exécution des financements en faveur des États fragiles (CFEF), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le comité de pilotage du programme ainsi que les équipes techniques du ministère des Finances.
Les travaux ont porté sur le bilan des infrastructures réalisées, les difficultés rencontrées sur le terrain, les mécanismes de financement ainsi que les perspectives du second volet de la première composante consacré aux routes de desserte agricole.
Plus de 700 ouvrages suivis par le PNUD
Le PNUD a présenté un état d’avancement de ses réalisations. L’agence indique avoir livré 341 ouvrages, tandis que 104 infrastructures sont en cours d’achèvement. Elle fait également état de 145 ouvrages dont les travaux ont été relancés et de 141 projets dont le taux de réalisation demeure inférieur à 70 %.
Ces chiffres illustrent l’ampleur du programme, mais aussi les écarts de progression observés selon les territoires. Les infrastructures concernées comprennent notamment des écoles, des centres de santé, des bâtiments administratifs et d’autres équipements destinés à améliorer l’accès aux services publics de base.
Le ministère des Finances souhaite désormais disposer d’une cartographie actualisée des ouvrages afin d’identifier les priorités, de consolider les données d’exécution et de mieux orienter les prochains décaissements.
Des décaissements soumis au respect des procédures
Au cours de la réunion, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi a rappelé que les financements du programme resteront conditionnés au respect des exigences techniques, administratives et financières prévues pour chaque projet.
Les agences d’exécution devront démontrer que les préalables nécessaires sont remplis avant toute nouvelle demande de décaissement. Le ministère insiste également sur une meilleure coordination entre les différents intervenants, un suivi plus rigoureux des financements et une maîtrise accrue des délais d’exécution.
Afin d’accélérer le programme, un délai de 15 jours a été accordé aux partenaires institutionnels pour revérifier la cartographie des infrastructures, consolider les données disponibles et présenter un plan opérationnel de relance.
La prochaine étape consistera à examiner ce plan de relance, qui devra préciser les projets prioritaires, les besoins de financement et le calendrier d’achèvement des infrastructures encore inachevées dans les 145 territoires.
— Peter MOYI









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