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Cuivre, Glencore abaisse sa production 2026 mais prépare 1,6 million de tonnes d’ici 2035 avec 1 milliard USD d’économies

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Glencore se prépare à devenir un acteur encore plus central du cuivre, tout en réduisant ses dépenses à court terme. Le groupe vise environ 1,6 million de tonnes de cuivre par an à l’horizon 2035 et cherche à économiser 1 milliard de dollars d’ici fin 2026, ce qui passe par la suppression de 1 000 emplois et un examen serré de ses actifs.

Cuivre, réorganisation interne et pari sur le long terme

Le ton a été donné par Gary Nagle, directeur général de Glencore, qui a annoncé que le groupe allait consacrer beaucoup de temps au cuivre. Ce métal est devenu stratégique avec la montée en puissance des réseaux électriques, du numérique et des énergies renouvelables. La demande mondiale progresse, Glencore veut se placer au centre de ce mouvement.

Pour atteindre l’objectif de 1,6 million de tonnes en 2035, l’entreprise prévoit d’ouvrir de nouvelles mines, de relancer certains sites à l’arrêt et de mieux organiser des opérations jugées dispersées ou peu rentables. Derrière le mot rationalisation se cachent des regroupements d’activités, des fermetures ciblées et des ventes possibles d’actifs. Cette révision de la carte industrielle s’accompagne de la suppression de 1 000 postes, ce qui traduit l’ampleur de l’ajustement interne.

Un audit complet du portefeuille d’actifs doit permettre de dégager 1 milliard de dollars d’économies d’ici à la fin 2026. Sur le plan financier, cette enveloppe représente une marge de manœuvre importante pour investir dans les mines jugées les plus prometteuses ou renforcer des infrastructures existantes. Pour un groupe comme Glencore, ces économies pèsent sur la trajectoire de trésorerie, la capacité d’autofinancement et le niveau d’endettement, des indicateurs scrutés par les marchés et les agences de notation.

Le 3 décembre, Glencore a en parallèle abaissé son objectif de production de cuivre pour 2026. Le groupe reconnaît ainsi que la montée en puissance ne se fera pas immédiatement. À court terme, cela peut peser sur les volumes disponibles sur le marché, donc sur les flux d’exportation dans certains pays producteurs. À plus long terme, l’entreprise parie sur un cycle d’investissement mieux ciblé, avec moins de dispersion et des projets alignés sur la demande liée à la transition énergétique.

Pour les États hôtes, notamment en Afrique, cette stratégie compte. Une production de 1,6 million de tonnes de cuivre par an pèse sur les recettes fiscales, les royalties minières et la balance des paiements. Les choix de Glencore, entre fermetures de sites, relance de mines existantes et nouvelles ouvertures, auront des effets directs sur l’emploi local, les devises générées et la capacité des gouvernements à financer leurs politiques publiques.

M. KOSI

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