L’Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité (ARE) entend renforcer son rôle dans la transformation du paysage énergétique congolais. Réunie le 3 juin 2026 à Silikin Village, la Direction générale de l’institution a organisé une journée de partage stratégique avec l’ensemble de son personnel afin de définir les priorités opérationnelles et renforcer la cohésion interne autour des objectifs du secteur.
Cette rencontre a été marquée par l’intervention de la Directrice générale de l’ARE, Soraya Aziz-Moto, qui a présenté les grandes orientations devant guider l’action de l’institution dans les prochains mois. Au cœur du message adressé aux agents figure la nécessité d’accélérer les processus administratifs et de renforcer l’efficacité de la régulation afin de soutenir le développement des projets électriques à travers le pays.


Dans un contexte où la RDC cherche à accroître l’accès à l’électricité pour les ménages et à répondre aux besoins croissants des secteurs industriels et miniers, l’amélioration de la performance des institutions de régulation apparaît comme un enjeu majeur. Les procédures administratives liées aux autorisations, aux licences et à l’accompagnement des investisseurs constituent aujourd’hui un élément déterminant pour la réalisation des projets énergétiques.
Selon la Direction générale, l’ARE doit désormais adopter une approche davantage orientée vers les résultats afin de contribuer plus efficacement à la réduction du déficit énergétique qui continue de freiner le développement économique du pays.
Cette orientation intervient alors que plusieurs projets sont en cours ou en préparation dans les domaines de l’hydroélectricité, du solaire et du transport de l’énergie. Les besoins du secteur minier, principal moteur des exportations congolaises, ainsi que la demande croissante des populations urbaines et rurales, exercent une pression accrue sur les infrastructures énergétiques existantes.
Au-delà des questions techniques et réglementaires, la rencontre de Silikin Village visait également à renforcer la cohésion interne de l’institution. Les responsables de l’ARE ont insisté sur la nécessité de développer une compréhension commune des missions de l’autorité et d’assurer une meilleure coordination entre les différentes directions.
Les échanges ont permis d’aborder les principaux défis auxquels fait face le régulateur, notamment l’accompagnement des investissements privés, la sécurisation du cadre réglementaire, le suivi des opérateurs du secteur ainsi que l’amélioration de la qualité des services électriques.
Pour les autorités, la modernisation du secteur énergétique passe autant par les investissements dans les infrastructures que par le renforcement des capacités institutionnelles. Dans cette perspective, l’ARE entend jouer pleinement son rôle de garant de la transparence, de la concurrence et de la stabilité du marché de l’électricité.
À travers cette démarche, l’institution cherche à aligner l’ensemble de ses équipes sur les priorités nationales en matière d’énergie, alors que la RDC multiplie les initiatives pour augmenter sa capacité de production et améliorer progressivement l’accès à l’électricité sur l’ensemble du territoire.
— Peter MOYI






