Le baril de pétrole s’est établi à 102,7 dollars au 26 mars 2026, en baisse de 4,8 % sur la semaine. Ce repli fait suite à l’annonce du président américain d’une ouverture de négociations avec l’Iran, qui a apaisé les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et amené les marchés à anticiper une amélioration de l’offre mondiale. Malgré cette correction hebdomadaire, le pétrole reste en forte progression : plus 68,6 % par rapport à fin décembre 2025 et plus 40,8 % sur un an.
Sur les marchés des métaux, le cobalt affiche la performance annuelle la plus remarquable. Stable à 55 600 dollars la tonne sur la semaine, il enregistre une hausse de 162,6 % sur douze mois et de 6,7 % depuis fin 2025. Ce bond reflète la demande soutenue pour les batteries de véhicules électriques, dans un contexte où la RDC assure plus de 70 % de la production mondiale.
Le cuivre progresse légèrement à 12 237 dollars la tonne, en hausse de 0,1 % sur la semaine et de 30,9 % sur un an, même s’il reste en recul de 2,5 % par rapport à fin 2025.
L’or, en revanche, a subi une correction sensible. L’once recule de 5,1 % à 4 456,3 dollars, sous l’effet du renforcement du dollar américain et des anticipations d’un resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale. Sur un an, le métal jaune reste en hausse de 53,9 %.
Les céréales se stabilisent, portées par des perspectives de récoltes favorables
Les prix agricoles évoluent à la baisse sur la semaine. Le riz recule de 2,1 % à 243,7 dollars la tonne, le maïs de 0,6 % à 171,3 dollars, tandis que le blé reste stable à 222,4 dollars. La baisse du riz s’explique par des perspectives de récoltes favorables dans plusieurs pays producteurs et une demande mondiale modérée.
Sur une base annuelle depuis fin 2025, les trois céréales affichent des hausses : plus 11,2 % pour le riz, plus 19,5 % pour le blé et plus 5,7 % pour le maïs. Pour les ménages congolais, dont l’alimentation repose largement sur ces denrées importées, la légère détente hebdomadaire offre un répit, mais les niveaux de prix restent significativement plus élevés qu’en début d’année.
— M. KOSI


