Le secteur agricole emploie environ 55 % des Congolais, mais reçoit moins de 5 % des crédits bancaires, selon la Banque mondiale. Les 3,1 millions de dollars du Royaume-Uni et de la SFI, destinés à 5 000 producteurs et entreprises, ne couvrent qu’une fraction de l’écart de financement des PME, estimé à plus de 11 milliards.
Entre 2020 et 2024, environ 71,9 % des prêts bancaires en RDC sont allés à des entreprises privées, surtout dans les mines et les télécommunications, d’après le rapport de la Banque mondiale publié en mars 2026. L’agriculture, elle, reçoit moins de 5 % des crédits. Le secteur pèse pourtant 17 % du PIB et environ 55 % de l’emploi, selon des chiffres de la Société financière internationale (SFI) publiés en 2023.
C’est dans ce vide que s’inscrit le financement de 2,3 millions de livres sterling (environ 3,1 millions de dollars) mobilisé par le ministère britannique des Affaires étrangères et du Développement et administré par la SFI. Le fonds fiduciaire reste actif jusqu’en décembre 2029. Il doit permettre à au moins 5 000 agriculteurs et entreprises agroalimentaires d’accéder à des crédits et à des équipements, et bénéficier à plus de 300 PME détenues par des femmes, d’après l’Agence Ecofin. Le crédit-bail et le financement adapté au climat figurent parmi ses priorités.
L’échelle reste modeste. La SFI évalue l’écart de financement des PME à environ 27 % du PIB en 2024, soit plus de 11 milliards de dollars. L’enveloppe de la SFI en représente moins de 0,03 %, selon un calcul de Lepoint.cd. Le Royaume-Uni a par ailleurs mobilisé 25 millions de dollars pour garantir une partie des crédits agricoles de Rawbank, selon LePotentiel.
L’absorption des financements pose un second problème
Le montant des engagements n’est pas seul en cause. Le Conseil des ministres du 14 août 2026 a adopté quatre accords avec l’Association internationale de développement (IDA) pour 491,3 millions de dollars. Ils comprennent 200 millions de dollars de financement additionnel du projet TRANSFORME, consacré aux femmes entrepreneures et aux micro, petites et moyennes entreprises, sans ciblage agricole spécifique. La même séance a retenu, sur la base d’une analyse de l’Inspection générale des finances, que seuls 24,3 % des financements extérieurs engagés avaient été décaissés, pour un portefeuille actif supérieur à 10,7 milliards de dollars.
Le premier indicateur à suivre est le nombre d’agriculteurs et d’entreprises effectivement financés par le fonds de la SFI, dont l’objectif de 5 000 bénéficiaires court jusqu’en décembre 2029.









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