Le gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe, s’est rendu samedi sur le site de Frontier SA à Sakania, au sud-est de la République démocratique du Congo. Cette visite s’est déroulée au cœur des installations minières de l’entreprise, avec pour objectif de constater l’état des opérations, le respect des normes environnementales et l’impact local des investissements.
Accompagné par ses collaborateurs et accueilli par les responsables de la société, le gouverneur a pu découvrir le périmètre d’exploitation de Frontier SA, filiale du groupe First Quantum Minerals. La tournée a débuté par une présentation stratégique des activités minières en cours, avant de se poursuivre par une inspection technique de la mine à ciel ouvert, de l’usine de traitement ainsi que du centre de formation professionnelle en cours de construction.

Ce centre, financé par DOT-Frontier, vise à former des jeunes aux métiers techniques liés à l’industrie minière, avec un accent mis sur l’employabilité locale. À travers ce programme, l’entreprise affirme sa volonté d’ancrer son action dans la durée, en transférant des compétences au bénéfice des communautés riveraines.
Les échanges entre la délégation provinciale et la direction de Frontier SA ont permis de faire le point sur la contribution économique de la société, notamment en matière de fiscalité, d’emplois locaux et de respect des obligations sociales. Selon les données internes, plus de 70 % du personnel opérationnel de Frontier SA est originaire du Haut-Katanga, un chiffre qui illustre la portée territoriale de l’investissement.
Le gouverneur Kyabula a salué l’approche collaborative de l’entreprise et insisté sur l’importance d’un partenariat équitable entre les opérateurs miniers et les autorités locales :
« Nous avons besoin d’investisseurs responsables, capables de faire progresser la province sans détourner les richesses au détriment de la population », a-t-il déclaré.
L’économie minière du Haut-Katanga, moteur de la croissance régionale, repose sur un équilibre délicat entre exploitation, responsabilité et redistribution. La visite officielle de ce samedi s’inscrit dans cette logique d’interpellation, dans un contexte où la transparence des activités extractives reste scrutée par la société civile.

Frontier SA, quant à elle, continue de renforcer sa stratégie locale. Outre la formation, l’entreprise met en avant ses programmes de santé communautaire, de réhabilitation environnementale et de soutien à l’entrepreneuriat. Ces efforts doivent encore être mesurés à l’aune des résultats concrets sur le terrain, mais ils témoignent d’une volonté de s’aligner aux standards de responsabilité exigés dans le secteur extractif contemporain.
— M. KOSI


