L’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain poursuit l’installation d’un mini-réseau photovoltaïque de 500 kWc à Mapangu, dans le territoire d’Ilebo au Kasaï. Le projet doit fournir une nouvelle capacité électrique à cette localité, où l’ANSER annonce déjà l’électrification de la mission catholique du diocèse d’Idiofa.
Le projet de Mapangu représente une puissance solaire installée de 0,5 MWc. L’ANSER a confirmé ces derniers jours la poursuite du déploiement de l’infrastructure à l’occasion du centenaire de la mission catholique locale. Son Directeur général, Cyprien Musimar Ndele, a présenté le dispositif lors des activités commémoratives, auxquelles participait notamment Mgr José Moko, évêque du diocèse d’Idiofa.
La capacité annoncée de 500 kWc correspond à la puissance maximale théorique des panneaux photovoltaïques dans des conditions de référence. Elle ne signifie donc pas que le mini-réseau fournira 500 kW en permanence. La quantité d’électricité effectivement disponible dépendra notamment de l’ensoleillement, des équipements de conversion, du réseau de distribution et, lorsqu’il existe, du dispositif de stockage associé.
Pour Mapangu, l’intérêt économique du projet sera surtout lié aux usages rendus possibles par cette nouvelle alimentation. L’électricité peut soutenir les activités commerciales, les services de santé et d’éducation, les télécommunications, la conservation de certains produits et le développement de petites activités de transformation. L’impact réel dépendra toutefois du nombre de ménages et d’activités raccordés, de la disponibilité quotidienne du service et des tarifs appliqués aux utilisateurs.
Mapangu s’inscrit dans un portefeuille plus large de centrales rurales
Le projet appartient à un programme plus vaste développé par l’ANSER dans plusieurs provinces. Le plan de passation des marchés de l’Agence pour 2026 mentionne de nombreux projets photovoltaïques destinés à des centres ruraux, avec des capacités allant de quelques centaines de kilowatts à plusieurs mégawatts. Le document de programmation fait également apparaître un projet d’électrification lié à Mapangu parmi les opérations prévues.
D’autres marchés montrent l’échelle des investissements actuellement engagés. En mai 2026, l’ANSER a par exemple attribué provisoirement la construction d’une centrale de 500 kWc à Lusambo, dans le Sankuru, pour un montant maximal de 2,22 millions USD toutes taxes comprises. Une autre centrale de 250 kWc à Djolu, dans la Tshuapa, avait été attribuée pour un montant maximal de 1,29 million USD.
Ces comparaisons permettent de situer Mapangu dans la catégorie des installations solaires intermédiaires actuellement développées pour desservir des localités éloignées des grands réseaux électriques. Elles ne permettent toutefois pas de déduire le coût du projet de Mapangu, dont le montant spécifique n’est pas établi par les éléments publics consultés.
Pour l’ANSER, le prochain indicateur sera désormais la mise en service complète du mini-réseau et l’extension effective des raccordements au-delà des premières infrastructures alimentées. Le nombre de bénéficiaires, l’énergie réellement distribuée et les activités économiques raccordées permettront de mesurer la contribution des 500 kWc annoncés au développement de Mapangu.
— Peter MOYI









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